Le projet Veda ?
Le projet Veda est une encyclopédie de tests de jeux vidéo collaborative : l'équipe du site teste avec l'aide
des membres du site.
Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.
Ecco The Dolphin sur Mega CD
Ecco The Dolphin
- Auteur du test : yoyo
- Proposé le dimanche 25 janvier 2004
- Modifié le jeudi 22 janvier 2004
- Éditeur : Sega
- Année : 1995
- Genre : Aventure
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 7.5/10
Test de Ecco The Dolphin
Si le héros sort de l’ordinaire, le jeu lui-même est également très particulier. Des le début, vous vous retrouvez dans le premier niveau, entouré de sympathiques congénères, tout semble aller comme dans le meilleur des mondes. Ce qui nous laisse le temps de découvrir les contrôles : le bouton A envoie votre sonar, qui permet de parler aux autres cétacés, ainsi que d’obtenir une carte des environs en maintenant le bouton enfoncé. Le bouton B vous permet de charger et ainsi de manger du poisson (ce qui a pour effet de vous faire gagner des points de vie) ou de tuer vos ennemis, et pour finir le bouton C augmente votre vitesse de déplacement.
On constate également la présence de 2 jauges à l’écran, la première correspond a votre vie, et la seconde a votre niveau d’oxygène. Rappelez vous que les dauphins doivent remonter à la surface pour respirer sous peine de noyade.
Notre dauphin est plutôt plaisant à contrôler, et il est franchement jouissif de bondir hors de l’eau en enchaînant les acrobaties. Par contre le contrôle est parfois délicat quand il vous faudra déplacer des rochers ou d’autre objets, la maniabilité s’avérant parfois perfectible.
Mais soudain c’est le choc : une tornade venue de nul part aspire tous vos congénères, vous laissant seul au milieu de l’océan. Maintenant le jeu commence vraiment.
Durant votre quête, vous aurez à résoudre des énigmes plutôt basiques pour pouvoir progresser plus loin dans le niveau. Le plus souvent vous tomberez sur un cristal qui vous bloquera le passage, et la seule solution pour le franchir sera de trouver le cristal « clef », ce qui vous permettra de débloquer le passage. Evidement ces cristaux sont bien dissimulés et il vous faudra les chercher dans de vastes labyrinthes peuplés de méduses, crabes, requins et autres espèces belliqueuses. Sur le papier ça semble facile, mais dans la pratique c’est loin d’être évident, vu que votre réserve d’oxygène limitée vous oblige à respirer régulièrement et que de nombreux ennemis rodent autour de vous, ce qui rend le jeu très difficile et parfois stressant.
Un gros défaut vient souvent entacher ce tableau : votre objectif n’est en général pas clair, et il arrive donc souvent que l’on se retrouve bloqué sans savoir où aller ni quoi faire pour progresser. Ajouté au fait que les niveaux sont plutôt répétitifs, ça rend le jeu plutôt long et lassant par moments.
A noter que le jeu est totalement en anglais et qu’il est indispensable pour progresser dans le jeu de comprendre l’histoire. Donc les non-anglophones risquent d’avoir d’importantes difficultés dans le jeu. Heureusement le niveau de langue utilisé dans le jeu est plutôt simple et facile a comprendre même avec un niveau d’anglais limité, et un livret contenant les traductions de tous les dialogues était fourni avec la version PAL du jeu.
Point de vue graphique, il n’y a aucune différence entre la version Megadrive, et les niveaux sont les mêmes.
Contrairement à ce qui est l’usage, je préfère les musiques de la Megadrive, et il faut reconnaître que les musiques ne sont pas très soignées.
La seule innovation du jeu est qu'à chaque cristal franchit, votre progression est sauvegardée et en cas de mort brutale, vous recommencerez à ce point et pas au début du niveau. Ca n’a l’air de rien mais bon nombre de passages deviennent plus faciles.
En conclusion :
Une adaptation opportuniste destinée a grossir artificiellement la logithèque du Mega CD et qui n’exploite absolument pas les possibilités offertes par ce support. Aucune différence entre les deux. Même pas une sauvegarde dans la RAM du Mega CD, le jeu conserve le lourdingue système de mot de passe. A choisir, la version Megadrive est de loin meilleure et beaucoup plus facile à trouver.
PS : inutile d’essayer d’utiliser les mots de passe de la version Megadrive, ils sont différents selon la plate-forme.
Notes et commentaires des joueurs
telechamp
ce jeux est ultra difficile je crois quee c'est le jeux le + durs de la megadrive!!!!!!!! meme si tout le monde ne sera pas d'acord avec moi! les décors de la mers sont pas mal!!!!! la musique est tranquille! j'aurais mi 7/10 si cette grosse difficulté ne serait pas là!!!!!!!!!!
décus!
iiyama98
Sorti au Japon quelques mois aprés la version cartouche, Ecco CD encence une une bombe ludique des plus originale. Si le jeu en lui-même ne change pas tant dans son game-design que son game-play, cette version CD apporte une bande son fabuleuse ainsi que 7 nouveaux niveaux (portant le tout de 25 à 32 levels). Pour en revenir sur les musiques du jeu, quoiqu'en dise un certain yoyo (il se reconnaitra), les musiques de ce jeu sont de véritables oeuvres d'art. A la fois harmoniques et mélancoliques, elles apportent cette touche de tristesse qui retranscrit à merveille le drame vécu par Ecco. Il est clair que, même si les musiques cartouche sont magnifiques, celles de cette version CD sont infiniment plus belles. C'est sans doute la plus belle bande son que j'ai entendu dans un jeu. Composée par Spencer Nilson, il faut avoir de la merde dans les oreilles pour ne pas apprécier (yoyo, à bon entendeur).
Mais Ecco reste fidèle à lui-même. Le jeu est extrêmement difficile, certains passages sont même pénibles à passer, on se retrouve souvent perdu dans les niveaux et ce, sans indication, les 2 derniers niveaux sont toujours infaisables et les enigmes du jeu sont toujours aussi barbantes. Dans la continuation, le support n'est pas exploité puisqu'un service de sauvegarde n'est inclus (il encore se taper les passwords), il n'y pas d'effets graphiques ou encore d'animations améliorées (comme le Ptéranodon qui est toujours qu'un sprite fixe). Le jeu est toujours écrit en anglais (c'est rasant de devoir traduire, notament lorsque le 2 est FR) et pour finir, il n'y a pas de vidéos en intro, fin ou inter-level. Il est clair qu'à part les nouveaux niveaux (trés beaux mais classiques) et les musiques, cette version n'apporte rien de plus. Les programmeurs se sont pas foulés.
Il y a quand même quelques petits ajouts comme un nouveau FX plus réaliste lorsqu' Ecco plonge et 2, 3 petites choses ça et là, mais seul le fan de longue date y portera cas.
Mais je le répéte, Ecco reste Ecco. Un jeu magique mixant shoot them up, les aventures de l'aquarium déchainé et un jeu d'aventure. Avec un superbe scénario (je rappelle qu'on est sur 16Bits et que le jeu a plus de 10 ans) et une aventure hors du commun, vous comprendrez que, plus encore que la version cartouche, Ecco est un incontournable, une aventure dont on ne ressort pas indèmne tant l'ambiance comme les musiques, sont marquantes.



Pulsahr
Note attribuée : 8/10 , le jeudi 2 décembre 2004.