Le projet Veda ?
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Uridium sur Commodore 64
Uridium
- Auteur du test : Kékidi
- Proposé le dimanche 18 mai 2008
- Éditeur : Hewson
- Année : 1986
- Genre : Shoot Them Up
- Nombre de joueurs : 2
- Note du testeur : /10
- Note générale : 8/10
Test de Uridium
Uridium se présente comme un shoot them up à scrolling horizontal, mais vu de dessus et non de côté. En fait, pour donner une idée, le jeu peut s’assimiler à un shoot vertical dont l’écran aurait subi une rotation de 90°. Chaque niveau correspond à un Dreadnought. Le pilote est largué à l’extrême gauche du stage. Dans un premier temps, il doit donc se diriger vers la droite pour rejoindre le croiseur. Ensuite, il le survole pour détruire les installations et appareils posés sur la gigantesque structure, tandis que des chasseurs ennemis surgissent à une vitesse ahurissante. Le pilote doit avoir des réflexes de folie pour éviter les tirs adverses ou pour descendre ses opposants. Il faut également qu’il garde un œil sur la base, car des murs surélevés réduiront en miettes le vaisseau au moindre contact. Uridium éblouit par la rapidité de son scrolling : il s’agit sûrement du shoot them up le plus véloce sur Commodore 64.
Dès le premier niveau, la mission semble impossible. À peine avez-vous atteint le Dreadnought que vous perdez déjà une vie. Tout va tellement vite que vous n’avez pas le temps de réagir ; en moyenne, une vie ne dure que quelques secondes ! Effrayant ! Cependant, avec beaucoup de pratique et des heures d’entraînement, vous aiguiserez vos réflexes. Vous deviendrez ainsi un pilote chevronné qui vaincra, un à un, les Dreadnoughts. Les premières parties d’Uridium sont très frustrantes, à cause de la difficulté incommensurable. Les joueurs qui aiment les défis et qui désirent se surpasser apprécieront ce titre sans concession. Ils s’étonneront lors de la traversée de passages délicats, qui demanderont à la fois vitesse et précision. Ils ressentiront une sensation d’invincibilité lors de leur progression.
Chacun des niveaux contient une base volante qu’il faut détruire. L’annihilation du vaisseau se réalise par le déclenchement du système d’autodestruction. D’abord, le pilote survole la surface du croiseur. Il peut aller de gauche à droite et faire demi-tour à tout moment. En tirant des salves de laser, il élimine à la fois les ennemis en vol et ceux au sol. Ensuite, quand la défense adverse a suffisamment subi de dommages et que le terrain devient plus sûr, un message informe que le joueur peut aterrir. Il cherche alors une piste dégagée pour s’exécuter. Lorsqu’il s’est posé, l’écran change d’apparence : il affiche une page bonus où le joueur peut gagner des points à un jeu de rapidité. Puis le système d’autodestruction du Dreadnought s’enclenche et le vaporise.
Nickel :
Uridium se réserve uniquement aux joueurs qui ne jurent que par des shoot them up extrêmement difficiles. Dès la première mission, ils se demanderont s’il est possible de terminer le jeu. Les ennemis surgissent au hasard, jamais au même endroit. Il faut donc être constamment sur ses gardes. Une telle concentration sur 15 niveaux use littéralement le joueur, d’autant plus que les stages se ressemblent tous. Les environnements sont certes différents, quoique sur le même modèle, mais l’action est toujours identique, éprouvante et stressante.
À sa sortie, les graphismes du jeu avaient de quoi séduire avec leur petit effet 3D. Les ombres des structures sur le Dreadnought produisaient une sensation de profondeur. Cependant, avec le nombre de shoot them up édités ensuite sur C64, les graphismes d’Uridium paraissent maintenant bien ternes et fades. Par contre, l’animation reste un point toujours aussi impressionnant : le vaisseau se manie avec souplesse et se déplace avec fluidité. Il vole aussi bien vers la droite que vers la gauche ; les stages se parcourent dans tous les sens. Quand le vaisseau exécute un demi-tour, la décomposition du mouvement rend la manœuvre réaliste. Enfin, les effets sonores font monter la pression. Avant chaque début de niveau, un sourd vrombissement montre la puissance des moteurs du vaisseau. Ensuite, durant la mission, le calme s’installe. Mais une alarme déchire le silence et avertit le pilote de l’arrivée imminente d’une patrouille ennemie. Flippant.
Également adapté sur Amstrad CPC, PC, Atari ST, ZX-Spectrum, et sur NES sous le nom de The Last Starfighter
Notes et commentaires des joueurs
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