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Antiriad sur Commodore 64

Antiriad

Antiriad (Commodore 64)

  • Auteur du test : Kékidi
  • Proposé le jeudi 8 mai 2008
  • Éditeur : Palace
  • Année : 1986
  • Genre : Plates-formes
  • Nombre de joueurs : 1
  • Note du testeur : 8/10
  • Note générale : 8/10

Test de Antiriad

En 2086, le Terre se divisait en 2 blocs politiques, l’un dans l’hémisphère nord et l’autre dans le sud. Les relations diplomatiques étaient déjà au plus mal lorsque les médias dévoilèrent l’existence de projets militaires visant à créer un super guerrier. Les 2 camps réfutèrent les accusations et rejetèrent la faute sur l’autre. Cependant ils semblaient bien qu’ils construisaient tout deux une armure sophistiquée anti-radiation. Aucun des blocs ne voulant céder à la menace, ils déclenchèrent le feu nucléaire. Après un hiver interminable, la biosphère n’était plus que l’ombre d’elle même. L’humanité en déclin régressa jusqu’à l’âge de pierre.

Des siècles de mutation plus tard, les humains acquirent la force et l’apparence d’homme de Néanderthal. Ils vivent désormais de chasse et de pêche en harmonie avec la nature, jusqu’au jour où un volcan près d’un village entre en éruption et crache de ses entrailles des mutants belliqueux. Ils se terraient depuis des lustres dans une base militaire souterraine. D’une technologie supérieure, ils écrasent facilement les simulacres d’humains. Cependant la guerre n’est pas encore terminée, car les humanoïdes croient en l’antique légende de l’armure sacrée Antiriad. La personne qui revêtira cette arme deviendra immensément puissante. Le chef du village envoie le jeune guerrier Tal chercher cette armure pour anéantir les mutants.

Tal commence sa mission dans une sombre forêt inquiétante peuplée de monstres étranges. Les arbres ont des visages qui donnent des frissons dans le dos. Les animaux n’ont pas un aspect féroce, mais pourtant ils n’inspirent rien de bon. Leurs formes bizarres poussent à la méfiance. Contre les bestioles, Tal n’utilise qu’une seule arme rudimentaire. Il lance des cailloux. Il peut également éliminer un ennemi en le touchant directement avec ses membres, mais il perdra de l’énergie.

Le premier objectif du guerrier consistera à trouver l’armure sacrée. Il la découvrira rapidement sans opérer de grandes recherche. Par contre son utilisation nécessitera plus de temps. En effet, après des siècles de repos, le système a du mal à démarrer. Tal devra donc fouiller plus en profondeur la forêt, et même s’aventurer dans les ruines d’une ancienne civilisation, pour ramener des éléments qui répareront Antiriad. Avant de bouger l’armure, il faudra récupérer les bottes anti-gravité qui permettent de voler. Des packs d’énergie disséminés ici et là renforcent la protection du scaphandre.

Au début le jeu se classe dans la catégorie plates-formes. Tal court, saute et lance des pierres pour se défendre. L’animation du personnage est étonnante de réalisme. Un vrai délice. Ensuite, quand les bottes anti-gravité sont incorporées à l’armure, le jeu lorgne du côté des shoot them up. Le héros peut désormais voler et abattre les ennemis à distance. Le poids de l’armure lui confère une certaine inertie qui complique le pilotage et demande un temps d’adaptation. Par contre, sa résistance permet d’encaisser de nombreux chocs, et la rend presque invincible. Tal aimerait constamment garder cette protection, mais des barrières électromagnétiques bloquent l’accès à certaines salles. Le héros doit sortir de l’armure et continuer le chemin à pieds. Ainsi il combine 2 manières de jouer tout au long de son périple.

Tal n’est pas guidé dans ses recherches et est libre de ses mouvements. Il peut revenir en arrière à tout moment et emprunter différentes sorties par écran. Le personnage se déplace écran par écran. Le décor ne défile pas, il reste fixe. Au début, lorsque le joueur découvre le jeu, il se demande bien ce que cache l’écran suivant et il hésite à avancer. L’ambiance sonore pèse également sur le joueur. L’absence de musique rend la mission encore plus oppressante et presque austère. Les bruitages, dans l’ensemble assez discrets, créent une atmosphère limite angoissante. Un jeu vraiment très prenant !

Également adapté sur Apple II, Amstrad CPC, PC et ZX-Spectrum. Il est plus connu sous le nom de "The Sacred Armour of Antiriad". Il a aussi été réédité par Epyx sur Commodore 64 sous le nom de "Rad Warrior".

Notes et commentaires des joueurs

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