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Battetoads in Battlemaniacs sur Super Nintendo
Battetoads in Battlemaniacs
- Auteur du test : Kenseiden
- Proposé le samedi 22 septembre 2007
- Éditeur : Tradewest
- Année : 1993
- Genre : Beat them all
- Nombre de joueurs : 2
- Note du testeur : /10
- Note générale : 5/10
Test de Battetoads in Battlemaniacs
Pour la peine, le scénario a donc été un poil remodelé. Les trois crapauds-barbouzes sont en visite au Tibet, afin d'assister à une démonstration du récent dispositif de réalité virtuelle créé par Psycone Corp... et mettant justement en scène leurs aventures. Le logiciel est si impressionnant qu'un goret de combat à la solde de la Dark Queen virtuelle jaillit hors de l'écran et emporte la fille – bien réelle, elle – du programmeur principal ainsi que Zitz dans son monde de pixels. Les deux Battletoads restant, Rash et Pimple, n'hésitent pas un instant et foncent à la suite du porcin dans les entrailles de la machine. Revoilà les crapauds obligés de parcourir à nouveau les territoires désolés de la planète Ragnarok et de lutter contre l'avatar virtuel de leur ennemie jurée. En substance, on retrouve plus ou moins la même progression que dans le jeu d'origine, à de menues différences près. Ainsi, le canyon rocailleux du premier stage se termine par un affrontement contre un cochon de pierre au lieu d'un tripode mécanique. Il faudra également éviter la chute de débris enflammés d'une éruption volcanique lointaine. Le niveau suivant verra les deux crapauds descendre au fin fond d'un abysse non plus accrochés à un filin mais perchés sur un module volant. Enfin arrive le troisième stage, cette abominable course en jet-ski qui a cloué définitivement sur place 95% des joueurs normalement constitués.
BattleToads avait également pour caractéristique de présenter les coups mortels portés aux ennemis de manière très cartoonesque. La version Super Nes exagère encore cet esprit très inspiré de Tex Avery. Après avoir consciencieusement rossé les adversaires à coups de poings et de pieds, le dernier coup verra le pied de Rash prendre la forme d'une botte disproportionnée, ses poings se transformer en enclumes ou sa tête se garnir de monumentales cornes recourbées (en cas d'attaque en pleine course). Pimple ne sera pas en reste, et portera plus ou moins les mêmes coups surréalistes, avec quelques petites nuances.
Réalisation technique :
De prime abord, BattleToads a tout du mega-hit capable de tout renverser sur son passage. Malgré des décors souvent très sombres, la réalisation graphique est tout simplement époustouflante. Les crapauds sont très grands, les ennemis sont impressionnants (surtout par rapport à ce qu'on connaissait des autres versions : aah, ces serpents des roches dans le deuxième stage..!), les couleurs sont magnifiques, les mouvements superbement décomposés et plein de variété. Rien que le stage bonus qui se déroule sur une sorte d'échiquier est un régal pour les yeux. J'arrête ou j'en remets une couche ? En 1993, BattleToads parvenait à s'imposer comme un des softs les plus esthétiques de la Super Nes. Lorsqu'il se fait plus rapide, le scrolling atteint la perfection. Même la bande sonore est au delà de tout reproche : les coups claquent comme il faut et les mélodies sont aussi inoubliables que peuvent l'être des thèmes musicaux sur 16-bits. Même la maîtrise des deux crapauds, sans être d'une souplesse à toute épreuve, demeure plutôt positive dans l'ensemble. La seule chose que l'on puisse reprocher à BattleToads in BattleManiacs, c'est sa difficulté, et elle est tellement atroce qu'elle gâche presque totalement ce soft qui avait tout pour lui au départ.
En bref : 10/20
Ça commence avec un beat them all de très haut niveau, tellement bluffant techniquement qu'on en oublie presque qu'il n'est pas possible d'utiliser des armes. Comme on peut y jouer à deux simultanément, on s'éclate tout de même intensément à éclater du goret dans ces montagnes volcaniques. La descente en nacelle apporte une appréciable variété à l'action. Elle est très difficile, certes, mais avec un peu d'entraînement, on finit par en voir le terme avec soulagement. Et puis vient la catastrophe : la course en jet-ski. Au début, on s'accroche face à ce nouveau défi. On essaye une fois, deux fois, dix fois,... cent fois..! Et vient toujours le moment fatidique où on se mange une barrière de béton ou bien où on tombe dans un trou. Cette séquence n'est pas simplement difficile, elle est injouable, mal pensée, épouvantablement frustrante. Personne n'a pris la peine de vérifier s'il était humainement envisageable de la réussir, ce n'est pas possible autrement ! BattleToads aurait pu être un beat them all majeur mais, par la force des choses, il s'agit d'un soft qui ne propose réellement que trois stages ! Un terrible gâchis car, avec une difficulté un soupçon moins élevée (une difficulté comparable aux autres versions en somme), il n'y aurait pas eu grand chose à reprocher à ce jeu plein de potentiel...
Également adapté sur Amiga ; Amiga CD32 ; NES ; Game boy ; Megadrive (jeux différent)



Saint Squall
Note attribuée : 5/10 , le dimanche 24 février 2008.