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Battetoads in Battlemaniacs sur Super Nintendo

Battetoads in Battlemaniacs

Battetoads in Battlemaniacs (Super Nintendo)

  • Auteur du test : Kenseiden
  • Proposé le samedi 22 septembre 2007
  • Éditeur : Tradewest
  • Année : 1993
  • Genre : Beat them all
  • Nombre de joueurs : 2
  • Note du testeur : 5/10
  • Note générale : 5/10

Test de Battetoads in Battlemaniacs

BattleToads est une véritable institution des jeux vidéo des années 90, autant pour sa relative variété ludique (beat them all, un soupçon de plates-formes, de la course d'obstacles,...) que pour son esprit cartoonesque et son incroyable niveau de difficulté. Les trois joueurs ayant réussi à franchir la course d'obstacles en scooter sur coussin d'air sont d'ailleurs priés de se faire connaître. Peut-être pourront-ils nous expliquer en quoi consistent les stages suivants...! Sorti sur un grand nombre de machines, la plupart des portages se ressemblent comme deux gouttes de bave de crapaud (désolé...) à tel point qu'on a parfois du mal à différencier les version Megadrive et Nes par exemple..! Le portage Super Nes est la seule à proposer quelque chose de différent par rapport aux autres versions. Vous constaterez que j'ai évité d'accoler l'adjectif « radicalement » à « différent ». Parce qu'en fait de révolution, il s'agit surtout d'un relookage des versions antérieures. Dans le cas présent, la Super Nes marque de la sorte clairement le gouffre technique qui la sépare de la Megadrive. Quelle condescendance, cette Super Nes !

Pour la peine, le scénario a donc été un poil remodelé. Les trois crapauds-barbouzes sont en visite au Tibet, afin d'assister à une démonstration du récent dispositif de réalité virtuelle créé par Psycone Corp... et mettant justement en scène leurs aventures. Le logiciel est si impressionnant qu'un goret de combat à la solde de la Dark Queen virtuelle jaillit hors de l'écran et emporte la fille – bien réelle, elle – du programmeur principal ainsi que Zitz dans son monde de pixels. Les deux Battletoads restant, Rash et Pimple, n'hésitent pas un instant et foncent à la suite du porcin dans les entrailles de la machine. Revoilà les crapauds obligés de parcourir à nouveau les territoires désolés de la planète Ragnarok et de lutter contre l'avatar virtuel de leur ennemie jurée. En substance, on retrouve plus ou moins la même progression que dans le jeu d'origine, à de menues différences près. Ainsi, le canyon rocailleux du premier stage se termine par un affrontement contre un cochon de pierre au lieu d'un tripode mécanique. Il faudra également éviter la chute de débris enflammés d'une éruption volcanique lointaine. Le niveau suivant verra les deux crapauds descendre au fin fond d'un abysse non plus accrochés à un filin mais perchés sur un module volant. Enfin arrive le troisième stage, cette abominable course en jet-ski qui a cloué définitivement sur place 95% des joueurs normalement constitués.

BattleToads avait également pour caractéristique de présenter les coups mortels portés aux ennemis de manière très cartoonesque. La version Super Nes exagère encore cet esprit très inspiré de Tex Avery. Après avoir consciencieusement rossé les adversaires à coups de poings et de pieds, le dernier coup verra le pied de Rash prendre la forme d'une botte disproportionnée, ses poings se transformer en enclumes ou sa tête se garnir de monumentales cornes recourbées (en cas d'attaque en pleine course). Pimple ne sera pas en reste, et portera plus ou moins les mêmes coups surréalistes, avec quelques petites nuances.

Réalisation technique :
De prime abord, BattleToads a tout du mega-hit capable de tout renverser sur son passage. Malgré des décors souvent très sombres, la réalisation graphique est tout simplement époustouflante. Les crapauds sont très grands, les ennemis sont impressionnants (surtout par rapport à ce qu'on connaissait des autres versions : aah, ces serpents des roches dans le deuxième stage..!), les couleurs sont magnifiques, les mouvements superbement décomposés et plein de variété. Rien que le stage bonus qui se déroule sur une sorte d'échiquier est un régal pour les yeux. J'arrête ou j'en remets une couche ? En 1993, BattleToads parvenait à s'imposer comme un des softs les plus esthétiques de la Super Nes. Lorsqu'il se fait plus rapide, le scrolling atteint la perfection. Même la bande sonore est au delà de tout reproche : les coups claquent comme il faut et les mélodies sont aussi inoubliables que peuvent l'être des thèmes musicaux sur 16-bits. Même la maîtrise des deux crapauds, sans être d'une souplesse à toute épreuve, demeure plutôt positive dans l'ensemble. La seule chose que l'on puisse reprocher à BattleToads in BattleManiacs, c'est sa difficulté, et elle est tellement atroce qu'elle gâche presque totalement ce soft qui avait tout pour lui au départ.

En bref : 10/20
Ça commence avec un beat them all de très haut niveau, tellement bluffant techniquement qu'on en oublie presque qu'il n'est pas possible d'utiliser des armes. Comme on peut y jouer à deux simultanément, on s'éclate tout de même intensément à éclater du goret dans ces montagnes volcaniques. La descente en nacelle apporte une appréciable variété à l'action. Elle est très difficile, certes, mais avec un peu d'entraînement, on finit par en voir le terme avec soulagement. Et puis vient la catastrophe : la course en jet-ski. Au début, on s'accroche face à ce nouveau défi. On essaye une fois, deux fois, dix fois,... cent fois..! Et vient toujours le moment fatidique où on se mange une barrière de béton ou bien où on tombe dans un trou. Cette séquence n'est pas simplement difficile, elle est injouable, mal pensée, épouvantablement frustrante. Personne n'a pris la peine de vérifier s'il était humainement envisageable de la réussir, ce n'est pas possible autrement ! BattleToads aurait pu être un beat them all majeur mais, par la force des choses, il s'agit d'un soft qui ne propose réellement que trois stages ! Un terrible gâchis car, avec une difficulté un soupçon moins élevée (une difficulté comparable aux autres versions en somme), il n'y aurait pas eu grand chose à reprocher à ce jeu plein de potentiel...

Également adapté sur Amiga ; Amiga CD32 ; NES ; Game boy ; Megadrive (jeux différent)

Notes et commentaires des joueurs

Saint Squall

Oui! J'ai réussi à finir ce Battletoads! Avec beaucoup de difficulté certes mais j'en suis venu à bout! Ben quoi un peu de pommade ça fait jamais de mal non? Bon j'avoue, je me suis servi des sauvegardes de l'émulateur mais franchement je ne sais pas s'il est possible de finir ce jeu sans émulateur. Ce Battletoads est certainement l'un des jeux les plus durs de la Super Nintendo! Les programmeurs ont complètement pété les plombs sur ce coup-là car après 2 premiers niveaux faisables (+ un niveau bonus), les 3 niveaux suivants sont un véritable enfer! Oui car il n'y a pas que le 3ème niveau en jet-ski qui soit difficile! Les niveaux 4 et 5 risquent de vous voir péter un câble également!

Pour répondre au testeur voilà brièvement en quoi consiste les stages après l'épreuve de jet-ski: dans le stage 4 vous devez vous servir des corps de plusieurs serpents en mouvement pour avancer dans des salles remplis de blocs de pics et atteindre la sortie. Si vous touchez un pic vous perdez aussitôt une vie et vous recommencez à partir du début de la salle en cours. En tout il y a 4 cavernes à passer. Inutile de dire qu'il faut connaître par coeur le chemin pour espérer triompher de ce niveau (comme pour le niveau précédent). Sans les sauvegardes répétées de l'émulateur c'est presque impossible.

Ensuite le stage 5: vous dirigez une espèce de guidon relié à un tuyau à l'aide des 4 touches directionnelles. Vous poussez sans cesse le levier et ne devez pas vous tromper dans les directions à chaque bifurcation sinon un rat équipé d'une scie - lancé à votre poursuite depuis le départ- vous rattrapera et dans ce cas-là vous perdrez une vie et recommencerez depuis le début. Il faut avoir le doigt enfoncé en permanence sur l'une des 4 touches directionnelles: fatigant! Evidemment il y aura quelques obstacles sur le chemin pour ne pas vous faciliter la tâche. Le parcours est très long, la moindre erreur de manip est fatale et là encore les sauvegardes de l'émulateur aident bien. Un stage bien stressant, un poil moins dur que les 2 d'avant quand même.

Si vous surmontez ce 5ème stage, vous avez fait le plus dur! Vient ensuite un 2nd niveau bonus qui ressemble au 1er avec cette fois un décor au fond rouge du plus bel effet. Cette fois vous devez toucher des dominos pour gagner des vies. Après c'est le 6ème et dernier niveau: vous descendez une espèce de tour moyen-âgeuse. Vous devez éviter quelques pièges mais descendre surtout plus rapidement qu'un rat géant afin de déclencher un explosif avant lui sinon vous perdez une vie. Cela à diverses reprises. Ce n'est pas trop dur en comparaison des stages précédents. Puis enfin vient le boss de fin (je vous laisse deviner qui sait, mais ELLE apparaît plusieurs fois dans le jeu), très facile à battre bizarrement! Et après on a droit à une fin hyper décevante! (même pas récompensé de nos efforts!)

Autre chose: au début en voyant le 1er niveau je comparais Battletoads à Turtles In Time mais en fait les 2 jeux n'ont rien à voir: Battletoads n'est pas un vrai beat them all! Seul le 1er stage (et à la rigueur le second) peut donner cette impression mais après le jeu se rapproche plus d'un jeu de plate-formes (aucun ennemi à battre pendant 3 stages entiers)! Rien à voir donc avec un Turtles In Time ou un Final Fight!

Sinon la réalisation de Battletoads tient la route mais le jeu dans l'ensemble ne m'a pas impressionné graphiquement. Par contre les stages bonus sont très beaux (et la musique qui accompagnent ces séquences est excellente). Dans l'ensemble la bande-son est de bonne qualité.

Bref Battletoads avait un certain potentiel mais les programmeurs ont gâché le jeu en nous sortant 3 niveaux trop difficiles qui détruisent tout plaisir. La difficulté de ce jeu est très mal dosée: le dernier stage n'est même pas le plus difficile (comparable sur ce plan-là au second). En définitive Battletoads n'est qu'un jeu moyen et crispant alors qu'il avait presque tout pour être un bon jeu...

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