Le projet Veda ?
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des membres du site.
Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.
Dragon quest VIII sur PlayStation 2
Dragon quest VIII
- Auteur du test : Antekrist
- Proposé le mercredi 27 juin 2007
- Modifié le mercredi 9 avril 2008
- Éditeur : Enix
- Année : 2004
- Genre : Role Playing Game (RPG)
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 8/10
Test de Dragon quest VIII
Y a qu'au Japon qu'on peut voir ça, et en l'occurence c'est de DraQue qu'il s'agit !
En effet, la sortie d'un nouvel opus de la saga provoquait paraît-il un si grand absentéisme scolaire que maintenant les JV ne sortent là-bas que le samedi...
Donc dire que la saga Dragon Quest est vendeuse serait un euphémisme, et pourtant... Pourtant c'est le premier épisode qui voit le jour en nos vertes contrées en version officielle, doublage anglais sous-titré français.
DES SOURIS ET DES HOMMES
La vie au château de Trodain était idyllique. Ca c'est jusqu'au jour où le sadique sorcier Dhoulmagus, qui jusqu'alors s'était fait passer pour le bouffon du roi, s'est emparé du bâton magique, trésor de la famille royale.
Pas très sympa, d'autant qu'il en profite pour maudire le lieu, le recouvrant de lianes épineuses et transformant respectivement les soldats en statues, la princesse en jument et le roi... en Yoda !
Seul rescapé, vous, le héros (les héros des DraQue n'ont pas de nom, à vous de les appeler comme vous le souhaitez ("Bonjour je m'appelle "Komvoulesouété"... bah oui je sais c'est pas facile, c'est un gros blaireau qui m'a appelé comme ça après avoir lu le test d'un autre gros blaireau...")), qui vous réveillez en pleine forme et allez devoir aider votre roi, dont vous êtes un soldat de la garde, à retrouver le bâton et enlever la malédiction.
AVEC TOI LA FORCE EST
C'est donc juché dans la carriole traînée par la princesse (bah il faut bien qu'elle serve à quelque chose...) que vous partez en quête, bientôt rejoint par le bandit repentant Yangus, la belle mais caractérielle Jessica et le chevalier vaniteux Angelo.
Votre équipe n'intégrera personne d'autre (d'humain en tout cas, j'y reviens) et vous allez vite vous familiariser. En effet de tout temps à jamais, les DraQue ont gardé le même système de combat, certes archaïque mais incroyablement simple à comprendre: attaque, magie, objet et défense. Point. Moi héros, moi taper.
La seule nouveauté intrinsèque (ça pète quand c'est bien écrit, hein ?) provient de la charge qui permet, moyennant de perdre un à quatre tours pour se charger, de gagner en puissance. Le plus amusant restant le dernier niveau qui, outre vous rendre méga-surpuissant, vous transforme en une sorte de super sayajin médiéval, les cheveux façon porc-épique (ouh ouh, je me la note aussi celle-là). Et vous réaliserez vite l'intérêt de la manoeuvre.
Ce n'est donc pas une histoire de jobs, de personnalisation des persos qui entrera en jeu pour déterminer si vous êtes aptes à finir le jeu, c'est uniquement votre aptitude à vous servir de ces cinq commandes en combat.
A celles-ci s'ajoute au cours du jeu une autre : invoquer votre équipe de monstres. En effet, la caravane des monstres est de retour, à part que Tornecco n'a ici rien à y voir. Vous allez en effet pouvoir capturer des monstres un peu partout dans le monde qui, à la manière des Pokemon (c'est d'ailleurs sans doute l'une des inspirations des Pokemon) combattront pour vous dans une arène dédiée. Vous ne maîtrisez pas leurs actions et le but est de vaincre les monstres adverses pour grimper de rang et gagner des récompenses. Mais vous pouvez donc faire appel à eux en combat normal. Dans ce cas vous ne les maîtriserez pas plus et il ne seront là que pour un nombre de tours donné (à moins qu'ils meurent avant...), mais ils peuvent occasionner de gros dégâts, notamment les trois golems.
Bref, un système de jeu simple et efficace, qui pourra néanmoins décevoir les fans d'invocations ou de QTE des production new age. Oh j'ai oublié : révolution dans la série, on voit nos persos !!! (de mémoire jusqu'à présent on ne voyait que les monstres de face dans un cadre dédié). Et avec la caméra voltigeante et la rapidité des actions, alliées à des effets de lumière sympatoches, on s'en prend plein la vue.
UN KILOMETRE A PIED...
Juste un mot sur l'atlas. Celui-ci est tout en 3D et pour une fois tous les éléments sont à l'échelle, les villes, les grottes, etc. L'alternance jour / nuit est aussi de mise, changeant notamment les ennemis et leur puissance. Véritablement novateur, et il était temps. Les déplacements sont donc parfois très longs (notez que vous pouvez laisser fuir les ennemis faibles si vous n'avez pas envie de vous taper tout un tas de combats pour trois misérables points d'expérience) jusqu'à ce que l'on découvre des moyens de locomotion un peu plus intéressants que la paire de godasses.
NOUS N'AVONS PAS LES MEMES VALEURS
Le level-up, en plus d'augmenter vos stats générales de manière traditionnelle, vous propose d'augmenter les stats caractéristiques de chaque perso: ainsi le héros gagne en courage, Yangus en amitié, Jessica en sensualité et Angelo en charisme. Ces traits se répercutent sur les capacités que vont apprendre chacun des protagonistes.
Pour augmenter ces traits personnels, rien de plus simple: à chaque augmentation de niveau, vous gagnez de manière exponentielle des points de skills à répartir comme vous le souhaitez entre la maîtrise des différents types d'armes que le perso peut manier, la maîtrise du combat à mains nues et cette caractéristique personnelle. Un système qui réfère aux RPG occidentaux, et qui permet une personnalisation des évolutions des persos.
Le menu est tout beau tout chaud. Au placard donc les vieux menus japs incompréhensible et austères, et place pour cette version européenne à des icônes de partout et des menus détaillés au possible, quoique le nombre invraisemblable d'objets différents n'aide pas à s'y retrouver. Chaque héros peut en transporter douze, d'objets, dont l'équipement, utilisables en combat. Le reste attend patiemment dans un grand sac à la capacité illimitée.
Le deuxième onglet du menu s'intéresse à la magie. Ici, rien de bien compliqué, chaque héros apprend les sorts qui lui sont propres au fur et à mesure de sa montée en niveaux. Le troisième onglet concerne le statut et vous permet donc de vérifier vos stats.
Quant au dernier, c'est là que vous allez trouver, outre de quoi administrer votre équipe de monstres et les critiques acerbes du roi sur votre façon de vous battre, la marmite.
La marmite vous permet de vous adonner aux joies du crafting, comme disent les émémoerpégiens, ou de l'alchimie en bon français du terroir. Mélangez une épée d'acier et un fromage coulant et vous obtiendrez la fameuse fourchette à fondue chère à notre big boss (exemple non-contractuel). En pratique, aucun risque de vous perdre dans les nombreuses possibilités, puisque 1- vous trouverez des recettes (certes parfois peu précises) à travers le monde et 2- si deux objets ne collent pas, le roi vous prévient. La marmite est évolutive et prend pas mal de temps, ne serait-ce qu'à attendre la fusion. Cela dit, ça détend entre deux combats.
LE FIN DU FIN, C'EST PLANTAFIN
Ce qui frappe en premier lieu, c'est la réalisation technique. Level 5 a vraiment énormément évolué dans la maîtrise du cell-shading et les graphismes rendent enfin hommage au designer historique de la série, j'ai nommé maître Akira Toriyama (Dragon Ball, Dr Slump...). Les persos sont magnifiques, les ennemis ridicules au possible, les décors grandioses (quoiqu'un peu tout le temps pareils, comme dans toutes les oeuvres du maître). Aucun doute, la patte graphique uniforme est de bon goût, pour peu que l'on adhère au style bien sûr.
Les animations ne sont pas en reste et c'est un réel plaisir de voir bouger tout ce petit monde. De même on appréciera les petits détails qui font les grands jeux: quand on veut lire un livre, le héros le feuillette réellement, quand on rentre dans une grotte, il se munit d'une torche qui flambe allègrement en suivant ses mouvements, etc. L'humour n'étant pas en reste, on a l'impression d'être devant un vrai dessin animé.
Il en est de même pour les musiques, Sugiyama connaît lui aussi son boulot. Alors bien sûr les thèmes, épiques à souhait, sont un peu redondants (doit y avoir une dizaine de pistes pour tout le jeu) mais on se surprend à les fredonner une fois la console éteinte. Le thème d'ouverture reste de mise, mais la nouvelle orchestration un poil symphonique lui rend enfin le respect qu'il mérite.
Et non seulement c'est plaisant à l'oeil et à l'oreille, mais aussi à la main. Amateurs de productions new age passez votre chemin, ici c'est du roots, du très très roots. Les combats, très nombreux, ne varieront quasiment jamais au cours du jeu et une fois que vous aurez trouvé LA tactique (il y en a une qui marche à coup sûr) la lassitude commencera à poindre. C'est un défaut inhérent à la série, ici masqué par des animations nettement plus dynamiques et un humour plaisant (certains ennemis sont vraiment ridicules, pour preuve le Mondo Macho, un gros dinosaure qui bondit vers vous façon triple saut avant, parfois, de s'écrouler comme une grosse m... en vous ratant d'un bon mètre, ou encore le chat qui préfère faire sa toilette que de vous attaquer).
Le level-up est également obligatoire sous peine de sanction face aux boss, et croyez moi, dans un DraQue les niveaux ne se prennent pas comme ça. En gros un système de jeu à l'ancienne qui ne plaira pas à tout le monde. Cela dit, cette désuétude a deux avantages : ne pas perturber le fan (ce qui fait que la saga cartonne au Japon), et permettre au noob de vite rentrer dans le bain.
Mais il est vrai que la difficulté est toujours bien présente, à des années lumière des productions actuelles, et risque d'en laisser plus d'un sur la touche.
Quoi qu'il en soit, le jeu est trouvable en platinium pour trois fois rien maintenant, et passer à côté d'un jeu de cette qualité, de cet humour, de cet onirisme (oui, plus d'une fois vous vous surprendrez à vous éloigner de la quête principale uniquement pour vous balader sur la carte du monde, pour regarder le soleil se lever, etc.) et de cette longueur - j'en veux pour preuve que même le new game + fini, j'en suis à 235 heures et je n'ai pas envie de m'arrêter !!! -, non, passer à côté est exclu.
Notes et commentaires des joueurs
cless59
Je me souvient encore l'année dernière lorsque j'ai appris qu'un dragon quest aller sortir chez nous, je me le suis procuré dès que possible et je ne suis pas décu. Graphismes superbes, humour omniprésent et sous-quètes à souhait, j'en redemande. Malgré difficulté,(attendez d'etre au moins au niveau 4 pour aller dans le premier donjon, y aller avant reléverait du suicide).



hedge
Note attribuée : 6/10 , le lundi 30 juillet 2007.