Le projet Veda ?
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Carmageddon sur PC
Carmageddon
- Auteur du test : Kenseiden
- Proposé le mardi 2 janvier 2007
- Modifié le jeudi 4 janvier 2007
- Éditeur : Interplay
- Année : 1997
- Genre : Course
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 7.6/10
Test de Carmageddon
Mais c’est quoi Carmageddon au juste ? Hé bien, il s’agit « tout simplement » d’ une course automobile qui propose une trentaine de circuits dans des environnements variés (centre urbain, montagnes, usine, etc.), et le choix entre deux pilotes détraqués et deux véhicules personnalisés à mi-chemin entre la tondeuse à gazon et le grille-pain. Les courses peuvent être remportées de trois manières différentes. Première tactique : boucler le nombre de tours demandé avant les autres concurrents et ce, en respectant le temps imparti. Classique mais pas très drôle. Deuxième tactique : exploser tous les autres concurrents en provoquant des accidents en série et en les envoyant valdinguer hors du circuit (de préférence quand un précipice borde la route). Il s’agit clairement du modus operandi préféré de tous les participants à ce championnat de psychopathes : sitôt le signal de départ donné, ces bouchers vous percutent sans relâche dans l’espoir de réduire votre bolide en amas de tôle froissée. Les dégâts étant localisés aussi correctement qu’il était possible de le faire à l’époque, quelque collisions frontales ruineront le moteur ou l’essieu de la voiture et la transformeront en caisse à savon impossible à manoeuvrer efficacement.
Troisième tactique : tuer tout ce qui se balade à l’écran. De nombreux piétons circulent aux abords du circuit : vieilles dames, jeunes cadres dynamiques, adolescents, agents de police, bimbos en bikini, clébards, vaches, … Chaque fois que vous en écrabouillerez un sous vos roues, vous serez récompensé par une certaine somme d’argent. Si vous les écrasez de manière gore et dégueulasse (par exemple, en les heurtant avec l’arrière de votre voiture lors d’un dérapage contrôlé, ou en les envoyant s’exploser sur une façade), c’est encore mieux : votre sensibilité artistique et votre souci du travail bien fait seront récompensés par des crédits supplémentaires. Et pour remporter la course, il faut donc écraser la totalité de la population piétonne de chaque circuit. Il s’agit là d’un travail de longue haleine. Si vous pouvez quitter le circuit et vous balader comme bon vous semble dans les différentes zones de jeu, les piétons se dénombrent généralement par centaines, tentent de fuir à votre approche et sont parfois très bien cachés. Vu le temps qu’on passe à les dénicher un par un pour les éliminer, on a de la chance que les autres concurrents soient généralement plus occupés à s’accrocher mutuellement ou à traquer eux mêmes le piéton qu’à gagner la course.
Entre chaque course, l’argent gagné sur les carcasses sanguinolentes des civils innocents vous permettra d’améliorer votre bolide avec divers blindages pour la carrosserie et des armes offensives pour liquider plus rapidement vos adversaires. Les réparations du véhicule sont en revanche gratuites. Heureusement car vu la violence des courses, inutile de vous dire qu’il est assez rare de s’en tirer avec un simple coup de peinture à appliquer sur la carrosserie !
Réalisation technique :
A condition d’avoir la machine requise pour l’afficher en haute résolution (voire même en utilisant les fonctionnalités de la carte 3D avec un patch), Carmageddon ne s’en tirait pas mal du tout graphiquement pour un jeu de caisses de cette époque. Les décors, malgré un effet de pixellisation notable, étaient plutôt originaux et variés et l’impression de liberté offerte par le jeu était impressionnante. On pouvait décider sans problème de quitter la route et d’aller traquer le bovidé dans les patûres ou de débouler sur un terrain de football américain pour y préparer de la gelée de quaterback. Le véhicule principal restait néanmoins assez grossièrement représenté (en gros, un truc rouge sphérique avec des textures grossières) mais les concurrents offraient une sympathique variété, du Monster Truck au buggy modifié plein de tubes en acier. Quant aux piétons, il s’agissait de simples images 2D très brouillonnes mais rien de bien dramatique : à supposer qu’on s’en rapproche suffisamment près pour juger de leur faible qualité graphique, ils ne ressemblaient plus alors à des piétons mais plutôt à un steak tartare. L’animation est fluide compte tenu de la complexité des circuits, et la gestion des collisions, bien qu’irréaliste, est quand même assez réussie. On dénombre une dizaine de pistes techno-hardcore et metal industriel tout à fait adéquates pour insuffler une once de poésie à ce carnage automobile. Pour ceux qui connaissent, une bonne moitié d’entre elles sont des remix des morceaux du « Demanufacture » de Fear Factory, œuvre printanière s’il en est. On trouvera quand même une grosse faiblesse à Carmageddon, davantage liée au gameplay en lui-même qu’à une fausse note des développeurs. Premièrement, ça ne va pas très vite. On ne risque pas d’arracher le bitume à du 300 miles à l’heure et même si c’était le cas, les autres concurrents ne risquent pas de vous en laisser le temps et on passe le plus clair de son temps à percuter ses adversaires ou à essayer de se dégager d’une mêlée de tôles froissés. Deuxièmement, le « bolide » est plutôt difficile à manœuvrer. Je le comparais plus haut à une tondeuse à gazon couplée à un grille-pain et je ne renie pas la comparaison, car il possède plus ou moins les caractéristiques motrices de ces deux appareils. J’ignore si cette lourdeur était voulue au départ mais les courses / baston sur roues de Carmageddon ressemblent davantage à un concours d’auto-tamponneuses, vitesse comprise, qu’à un Destruction Derby, jeu quand même beaucoup plus vif.
En bref : 09/20
Carmageddon est ultra-violent, Carmageddon est gore, Carmageddon est provocateur et défoulant… et Carmageddon est ennuyeux au possible au bout de quelques heures de jeu. Une fois qu’on s’est bien éclaté à étaler grand-mères et gosses terrorisés sur la chaussée et qu’on voudrait passer à autre chose, on se retrouve face à un mur. Pour ceux qui souhaitent rouler vite et gagner une course, il y a beaucoup mieux sur PC (n’importe quel autre jeu par exemple…) car Carmageddon est lourd, lent et peu maniable. Pour ceux qui aiment les crashs généralisés, Destruction Derby est plus drôle et plus jouable. Pour ceux qui aiment uniquement écraser des gens… hé bien, il faudrait songer à consulter car s’il s’agit d’un à-côté amusant de Carmageddon, cet objectif n’a aucun intérêt en tant que moteur principal du jeu. Il faudrait passer une heure dans chaque circuit pour être certain de bien choper tout le monde, ce qui ne pourrait alors être interprété que comme une pathologie monomaniaque. Carmageddon est en tout cas une grosse déception dont l’esprit bestial et impitoyable ne parvient vraiment pas à faire oublier la vacuité ludique.
Également adapté sur Playstation ; Nintendo 64 ; Mac ; Game Boy Color
Notes et commentaires des joueurs
LeVisiteurmasqué
Quoi, carmageddon pas jouissif ? Je pleure en lisant ce test. Déjà, à la base, j'ai remonté un P166 MMX avec carte 3DFX. Et du coup, les graphismes deviennent nettement plus intéressants. Ensuite, lorsque le testeur affirme que la voiture est impossible à piloter, c'est qu'il ne sait pas la conduire. Au contraire, je n'ai jamais trouvé un jeu si plaisant à conduire : tout au frein à main, au patinage des roues, etc. Du coup, quand on sait conduire, on s'éclate ! Personnellement, je ne suis jamais coincé par les adversaires et je m'amuse à faire des chronos sur les circuits ou des figures acrobatiques. Quant au côté écrase piétons : il est tout à fait secondaire. On le fait pour gagner un peu de temps puis on s'éclate en roulant enfin librement comme on veut, sans stress. Donc voilà, carma forever !
Arkelios
Carmageddon est un jeu adéquat pour décompresser et plutôt pas mal réalisé. Par contre, le côté "fun" et plaisir de jeu s'estompe toujours un peu plus après chaque nouvelle partie... On y revient de temps en temps, par curiosité, mais je dois avouer que je me suis un peu lassé de ce titre à force... Même remarques pour le second opus... Carmageddon est recommandé pour les fans de "jeux gores", mais ne suffira pas aux amateurs purs de jeux de courses... Je leurs recommande plutôt Test Drive 6! En bref, sympa mais lassant à la longue...
guiluge
Enorme ce jeu, je me rappelle avoir déliré des nuits entière avec un pote sur les nombreuses courses...le jeu est sacrément long à terminer.
En fait, si on fait abstraction du graphisme moche, quand on a pas de 3dfx, hé bien on se fend(ait) méchamment la gueule, et d'ailleurs, l'éclatage de piétons ou autres vaches n'est qu'un petit plus dans le gameplay, car moi ce que je préfère, c'est me friter avec les concurrents (très très agressifs) : j'adore le fait de finir une course en les ayant tous ruiné les uns après les autres...
Bon, je crois que je vais m'y remettre :-D
Un excellent défouloir, OVNI dans l'univers des jeux vidéo à mon sens : pour les ames sensibles, jouez à la version allemande, ils ont mis des ballons à la place des bonshommes lol :p



Hankroyd
Note attribuée : 9/10 , le vendredi 16 février 2007.