Le projet Veda ?
Le projet Veda est une encyclopédie de tests de jeux vidéo collaborative : l'équipe du site teste avec l'aide
des membres du site.
Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.
Freelancer sur PC
Freelancer
- Auteur du test : Hankroyd
- Proposé le vendredi 10 novembre 2006
- Modifié le mercredi 15 novembre 2006
- Éditeur : Microsoft
- Année : 2003
- Genre : Action
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 8.4/10
Test de Freelancer
Freelancer est la suite de Starlancer. Néanmoins, se déroulant 800 ans plus tard dans une autre portion de la galaxie. Vous pouvez y jouer sans le moindre problème, même si vous ne connaissez pas le premier.
La galaxie de Sirius a été colonisée il y a 800 ans par des humains fuyant la guerre et la dictature dans notre système solaire… et le destin se met en route…
Vous êtes Trent, guerrier, mercenaire, marchand… et relativement malchanceux : vous vous trouviez en effet à Port Franc 7 lorsque cette base s’est retrouvée attaquée par des ennemis inconnus. Le port est détruit, est vous faites partie des rares survivants. Vous êtes évacué sur la planète la plus proche, Manhattan de l’espace Liberty. Mais vous avez tout perdu : plus d’argent, plus de vaisseau… rien… la misère.
Heureusement pour vous, un membre des forces de police de Liberty, Juni, est très curieuse de savoir pourquoi Port Franc 7 a été attaqué et surtout par qui. Pour vous remettre à flot, vous décidez de l’aider et là… les ennuis commencent… enfin, on devrait plutôt dire ‘empirent’.
X-Files dans l’espace
Freelancer se déroule en deux phases alternées.
La première : gagner votre vie ; et oui, à voyager dans l’espace vous avez des frais. Vous débutez avec un petit vaisseau de rien du tout, et c’est à vous de trouver l’argent nécessaire pour le personnaliser, voire en acheter un autre plus performant. Pour cela pas trente six manières, il faut travailler.
Plusieurs choix s’offrent à vous : le commerce, où vous transportez des marchandises, si possible en les achetant à bas prix sur une planète pour les revendre au prix fort sur une autre (Si cela vous rappelle le jeu ‘Elite’, ce n’est pas une coïncidence.). Et, si cela ne vous tente pas plus que cela, il y a les missions de combat, où l’on vous paye pour aller casser la tête à des vilains pas beaux. Ca paye beaucoup, et très vite, mais cela peut-être aussi relativement dangereux.
Le mieux, pour avoir une chance de survivre au scénario principal, est de se construire un vaisseau de combat pour faire les missions et de ne vous servir du commerce que comme appoint.
Vous vous enrichirez rapidement et, à la manière d’un jeu de rôle, une fois une certaine quantité d’argent amassée, vous gagnez un niveau qui débloque une partie du scénario.
Les missions de scénario sont la seconde phase du jeu. Et là, chapeau aux auteurs : ce qui semble à première vue n’avoir été qu’une attaque terroriste prend très rapidement des allures de complot à la X-Files. Et une ambiance de paranoïa s’installe après quelques missions. L’histoire avance progressivement et on a vraiment envie de découvrir le fin mot de l’histoire surtout que la vérité est… mais chut.
Une fois que vous avez réussi la partie du scénario débloquée, vous recommencez des missions classiques jusqu’au prochain niveau.
Ici Rouge Cinq, j’approche de ma cible.
Toutes les missions sans exceptions on lieu dans l’espace, sous forme de combats plus où moins difficiles. Heureusement, les commandes de votre vaisseau sont très simples à assimiler du fait de l’aspect arcade du jeu. Ici, ce sont les réflexes qui priment sur la stratégie (même si celle-ci n’est pas absente) : on ne se sert que de la souris et de quelques touches du clavier. Cela donne des combats très dynamiques et rapides. Et pour peu que vous soyez soutenu par des alliés face à une dizaine de méchants, vous aurez l’impression de vous retrouver dans une bataille spatiale à la Star Wars. C’est magnifique.
Seul petit regret, les missions indépendantes ont tendance au bout d’un moment à se ressembler plus ou moins. Mais bon, c’est vrai que des combats spatiaux, on ne peut pas en faire de cinquante sortes différentes non plus. Heureusement la lassitude ne s’installe pas du fait de la beauté de l’espace. Chaque système solaire possède son propre design graphique qui le rend vraiment unique. Mention spéciale aux Badlands qui foutent vraiment les chocottes la première fois que l’on y met les pieds. De plus on a vraiment l’impression que l’univers vit autour de soi. Les autres vaisseaux vont et viennent, se battent aussi entre eux, la police de l’espace patrouille. Bref, on est vraiment dans un univers vivant et gigantesque.
Freelancer au rapport
Graphismes : C’est beau, les systèmes solaires sont globalement très réussis et le design des vaisseaux aussi.
Son : A l’instar du reste, les musiques et, chose suffisamment rare pour le souligner, les doublages sont excellents.
Animation : Ca bouge très vite dans tous les sens sans le moindre ralentissement… je cherche un mot pour dire cela… ah voilà : parfait.
Difficulté : Les premières missions sont relativement simples, mais la difficulté se corse au fur et à mesure.
Richesse : Il y a tout dans ce jeu. Enfin presque, mon unique regret est de ne pas pouvoir repeindre le vaisseau, où changer les formes des ailes. Bref de ne pas pourvoir jouer à ‘Need For Speed Dans l’Espace’. Et franchement, on peut vivre sans.
Scénario : C’était quoi mon mot de tout à l’heure ? Parfait. L’histoire vous surprendra plus d’une fois, et même vous fera avoir le trouillomètre à zéro dans certaines occasions.
Ergonomie : Une fois habitué aux commandes, après cinq à dix minutes de jeu, votre vaisseau vous répondra au doigt et à l’œil.
Longévité : Des heures et des heures en perspective. En plus d’être prenant, il est long.
En Bref : Freelancer a tout pour plaire aux amateurs de combats spatiaux et même aux autres. Ce n’est en effet pas un style dont je raffole particulièrement et malgré tout, grâce à sa réalisation parfaite, son ergonomie intuitive et son histoire magnifique, Freelancer m’a convaincu.
Notes et commentaires des joueurs
helldraco
Rien à ajouter ... sauf un truc qui m'a "cassé" l'ambiance: une mission en plein milieu de l'aventure vous demande de réussir une course contre un gars, histoire d'avoir des renseignements... bon on est super en danger, y'a des évènements qui laissent à penser que des puissances complotent dans l'ombre... bref la tension est à son comble ... et faut faire une course pour avancer dans l'histoire (qui en plus est carrément pas drôle et pas maniable) ... donc dommage ...
Dommage aussi que les différentes catégories d'armes/vaisseaux se débloquent au fil de l'histoire et du grade que l'on a ... cela force à faire des missions de combat ou de livraison (qui rapporte plus et plus vite quand on connait les bon chemins) qui donnent une impression de linéarité dans la liberté (oui c'est paradoxal) .
M'enfin faut pas bouder son plaisir, ce jeu est excellentissime et qui,pour ne rien gâcher, n'est pas gourmand du tout (9000 pro,512 ram et proc à 1.8ghz ça tourne à fond sans ralentissement), donc laissez vous tenter ^^
Sestren
Freelancer est un bon space-opéra.
Mais lorsque j'y ai joué, il a rapidement atteint ses limites.
En solo, les cargos sont inutiles, une bonne moitié des possiblités du jeu est passé sous silence, en particulier au niveau de la map.
De plus, le scénario nous oblige à faire certains choix d'alliances qui ne laissent aucune liberté. Par exemple, vous vous ferez ennemis les pirates et autres hors-la-loi, ce qui bloque toute possibilité dans cette voie.
Enfin, lorsque le scénario est terminé, il n'y a plus rien à faire à part explorer la map.
En multijoueur, les parties sont plus vivantes, mais le nombre de joueur est limité. Pourquoi ne pas avoir fait des serveurs géants style mmorpg? Surtout que le style s'y prête vraiment.
Human Ktulu
Il faut avoué que malgré quelques incohérences (surtout pour le concept du "haut" et du "bas", bravo les mecs on est dans l'espace !) le moteur du jeu est plutôt bien foutue ! Oui car pour ce qui est du reste, les développeur ne se sont pas tellement cassé le but pour en faire un jeu commercial fade et au challenge limité au niveau d'u n petit pois.
Dieu merci les moddeur sont là pour redonner un peu d'intérêt à tous ça ! A commencé par le solo "classic", un Texan a réalisé le mod "Bigdaddy" qui ré-équilibre entièrement le jeu et re-donne pour chaque vaisseau une bonne raison de l'acheter. Evidement le gameplay en ai légèrement changé, mais là vous aller retrouvé vos sensations de Starlancer. Pas mal pour un shoot'em'up en 3D hein ? loool
Site incontournable des moddeurs : http://www.lancersreactor.com/



Kenseiden
Note attribuée : 10/10 , le samedi 16 décembre 2006.