Le projet Veda ?
Le projet Veda est une encyclopédie de tests de jeux vidéo collaborative : l'équipe du site teste avec l'aide
des membres du site.
Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.
Shufflepuck Cafe sur Amstrad CPC
Shufflepuck Cafe
- Auteur du test : Hankroyd
- Proposé le jeudi 26 octobre 2006
- Modifié le dimanche 3 décembre 2006
- Éditeur : Broderbund
- Année : 1989
- Genre : Inclassable
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 6.67/10
Test de Shufflepuck Cafe
Aujourd’hui nous allons nous intéresser à l’adaptation Amstrad du jeu Shufflepuck Café.
Shufflepuck (de son petit nom) par le principe est une adaptation du air-hockey. Vous et votre adversaire vous trouvez armés d’une raquette et le but est d’envoyer un palet sur coussin d’air dans le camp de votre adversaire sans que celui-ci puisse vous le renvoyer.
Chaque fois qu’un joueur réussit, il marque un point. Le premier à quinze gagne la partie.
Mais au fait, qu’est-ce que je fais là, moi ?
Venons-en un petit peu au scénario du jeu ; dans un univers digne de Star Wars, alors que vous rentriez chez vous, votre vaisseau tombe en panne. Vous atterrissez d’urgence sur une planète paumé pour faire les réparations… coûtant 15000 crédits… Fouillant rapidement dans vos poches, vous trouvez une petite dizaine de crédits, bref une misère. Déprimé vous allez au café du coin, le Shufflepuck Café, et dans l’atmosphère enfumée, vous apprenez que si quelqu’un parvient à prendre le titre de Champion du ‘Shufflepuck’ il gagne 15000 crédits. C’est un signe du destin et vous misez vos derniers crédits pour vous entraîner et tenter de récupérer la prime.
Star Wars Cantina
Le titre de champion ne vous sera pas donné comme cela, pour l’avoir vous devrez vaincre à la suite les huit adversaires. Chacun d’eux ayant un style de jeu propre.
Skip Feenay : Un joueur débutant, sans aucun talent. Bref une formalité pour se mettre en bouche.
Visine Orb : Un petit extra-terrestre qui plutôt que de se concentrer sur la tactique, préfère agiter très vite sa raquette en espérant que cela surprendra l’adversaire… ce qui est rarement le cas.
Vinnie, the Dweeb : Premier joueur rencontrer capable d’attaquer. Sa lenteur est un avantage pour vous.
Lexan Smithe-Worrington : Un extra-terrestre arrogant et pété de thunes, avec une certaine tendance à l’alcoolisme qui fait que ces capacités se dégradent en cours de jeu.
Le Général : Une vrai tête de cochon (hé hé). Une raquette petite mais ultra-précise et puissante. Bon courage pour rattraper ces boulets de canon.
Nerual Ttoille : Caché sous un voile, vous ne verrez que rarement son visage. Il s’adapte à votre style de jeu qu’il soit rapide ou lent (sympa) et vous pousse à prendre de plus en plus de risques pour lui coller un point (moins sympa).
La Princesse Bejin : Femmes doté de pouvoirs télékinésiques. Elle lance le palet ‘de tête’ ce qui rend son renvoie aléatoire. A part cette particularité, et la taille de sa raquette (ultra mini (ce qui est un avantage pour vous), elle n’a pas d’atout particulier.
Biff Raunch : Le joueur parfait, rapide, puissant, précis, il n’a aucun point faible. C’est lui le champion incontesté du Shufflepuck.
Avant de vous lancer dans le défi, vous pouvez vous entraînez contre n’importe lequel de ces joueurs individuellement ou contre DC3, un robot serveur programmable et donc pouvant être aussi faible qu’un cailloux ou faire paraître Biff comme étant un petit joueur. Petit plus lors des entraînements, vous pouvez mettre une raquette au milieu de la table, contrôlé par personne, elle fait office d’obstacle rendant l’attaque plus dure.
Mais au fait, il fout quoi là, lui ?
Maintenant que nous avons bien décrit le jeu, passons à l’aspect technique de la réalisation.
Là, il faut dire ce c’est un peu décevant. Les commandes se font via joystick ou clavier. Avec deux vitesses différentes : une ‘lente’ et une ‘rapide’ (Obtenue en laissant le bouton de tir appuyé, la raquette perd de sa maniabilité et gagne en puissance). Amstrad oblige, les commandes ne sont pas analogiques et donc la jouabilité en souffre.
Deuxième critique : la difficulté : en mode ‘défi’ la plupart des coups de certains adversaires (Biff et le général par exemple) sont tout simplement incontrôlables à causes des commandes. Réagir en moins d’un centième de seconde avec un clavier ou un joystick est impossible (je suis même pas sur qu’avec une souris on y arrive). Bref le jeu est trop rapide pour être vraiment jouable.
Et dernier détail attristant, pour pallier cette difficulté, il existe un ‘service parfait’, très simple à faire une fois trouvé que l’ordinateur est incapable de rattraper.
Et donc les parties se résume pour certains adversaire à ceci : « Je marque mon service, il marque son service, je marque mon service… etc. ». Bref dans le pire des cas, on est assuré de gagner 15-14 ou de perdre 15-0 contre Biff (sauf coup de chance extraordinaire). Bref on a souvent des parties ennuyeuses et frustrantes.
Mais alors il est bien ou pas ce jeu ?
Graphisme : Ils sont superbes, pour de l’Amstrad. Bien coloré et agréable à regarder.
Son : Une petite musique d’intro guillerette mais silence complet lors des partis, ou l’on a juste le bruit du palet.
Animation : Ca bouge vite (trop même parfois) et bien. Les adversaires ont des petites animations sympas en cas de victoire ou de défaites et certains lors des matchs suivent la balle des yeux. Ca ne change rien au jeu, mais c’est un petit plus cool.
Difficulté : On passe très rapidement du ‘trop facile’ à ‘injouable’. Dû à la vitesse excessive de certains joueurs et au mode de contrôle. C’est dommage.
Richesse : Si l’idée de base est bonne, on ne peut que regretter l’absence d’un mode ‘deux joueurs’ qui aurait été un plus non négligeable.
Scénario : Il y a eut un effort pour expliquer pourquoi le héros du jeu se coltinait tous ces matchs, une histoire est toujours un plus dans un jeu.
Ergonomie : J’ai déjà dit tous le mal que je pensais du mode de déplacement au dessus, je n’y revient donc pas.
Longévité : Bof, à faire le tour une fois, pour admirer la beauté du jeu, mais l’absence de plaisir de certain match en mode championnat tue la durée de vie. Par contre, en entraînement vous pouvez arranger un obstacle et configurer votre adversaire afin d’avoir un match équilibré. Ca peut aider.
En Bref : J’adore Shufflepuck Café, le jeu, hélas l’Amstrad n’est pas la machine qui lui fait le plus honneur. Si vous voulez (re)découvrir ce jeu, je conseillerais plutôt une version 16 bits jouable à la souris plutôt que celle-ci.
Également adapté sur PC, MAC, Atari, Amiga, NES
Notes et commentaires des joueurs
Arkelios
Pour moi, ce jeu est une légende... mais sur Mac! La version Amstrad est bonne sur le plan graphique (c'était un peu mieux sur Mac quand même), de la maniabilité et de l'animation. Mais le gros, très gros problème... c'est le son!!! Où sont passées les voix et mimiques sonores des adversaires et les bruitages au cours des parties?? C'est terrible car cela retire beaucoup à l'ambiance originelle de ce soft légendaire! Sinon, concernant la difficulté, Shufflepuck Café est moyen (le robot, bien boosté, rend certaines parties intéressantes...)... A noter: un bug permet de battre à coup sûr Biff (et tous les autres adversaires). Au moment où vous engagez, allez vers la droite du palet, glissez latéralement vers la gauche pour toucher le côté droit du palet (assez vivement) et ne touchez plus à la raquette! Le palet va ricocher vers le bord gauche du plateau, revenir sur le côté gauche de votre raquette et le palet va filer tout droit vers la vitre de votre adversaire sans que celui-ci ne puisse l'arrêter... même Biff! C'est un coup à prendre, mais cela marche 9 fois sur 10! Je sais, c'est pas du jeu.;-)



dandyboh
Note attribuée : 7/10 , le dimanche 11 mars 2007.