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Akumajo Dracula X : Gekka no Yasoukyoku sur Saturn
Akumajo Dracula X : Gekka no Yasoukyoku
- Auteur du test : lv555
- Proposé le jeudi 26 octobre 2006
- Modifié le mardi 22 janvier 2008
- Éditeur : Konami
- Année : 1998
- Genre : Aventure
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 9/10
Test de Akumajo Dracula X : Gekka no Yasoukyoku
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Dracula X, que ce soit sur PS1 ou Saturn, marque un net changement dans la série. En effet, pour la première fois, le jeu s'imprègne d'éléments tirés des jeux de rôle permettant ainsi d'équiper son personnage et de le rendre plus fort, un plus très appréciable qui modifie en profondeur le gameplay du titre. Le large panel d'objets à trouver dans le jeu n'est pas anodin à l'histoire et il vous faudra beaucoup de temps pour tout dénicher.
Autre changement, finie l'aventure linéaire ! Cette fois le château ouvre toutes ses portes (ou presque) et libre à vous de le parcourir comme bon vous semble et l'édifice est extrêmement vaste, bref, la sensation de liberté est grande et pour les amoureux de Chi no Rondo ou Super Castlevania 4, le changement va être radical.
Premier point qui qui frappe dès que l'on lance le jeu sur Saturn, c'est l'écran de choix du personnage. En effet et contrairement à la version PS1, il est possible d'entrée de jeu de jouer au choix avec Richter, Alucard ou Maria. Si ce petit plus est agréable, il est néanmoins décevant de voir combien Richter et Maria sont sous-exploités. Contrairement à Alucard, les deux autres protagonistes ne peuvent s'équiper et n'ont bénéficié d'aucun travail scénaristique. En somme, c'est le retour à un jeu classique comme sur PC-Engine, agréable pour les fans du jeu NEC, déplaisant une fois que l'on a goûté à l'histoire d'Alucard. Richter se bat avec son fameux fouet et Maria est une karatéka en herbe avec quelques tours de magie (efficaces ceci dit). Un bonus sympa au final et qui rallonge la durée de vie si vous voulez les finir au maximum de pourcentage mais mal exploité, dommage.
Une fois le jeu lancé, ça démarre en fanfare avec le superbe duel final de Chi no Rondo sur PC-Engine avec le combat Richter / Dracula mais pas de panique, c'est beaucoup plus facile ici. Passé ça, la véritable histoire débute.
Graphiquement, c'est toujours aussi splendide avec une 2D qui comporte un tantinet plus de détails que son homologue Playstation. En revanche et c'est là que le bât blesse concernant la version Saturn, l'animation est tout simplement calamiteuse dès qu'il y a trop de monde à l'écran et en particulier quand un ennemi explose dans tous les sens. On s'y fait vite mais c'est franchement désagréable quand on sait de quoi la Saturn est capable dans le domaine 2D. Console mal maîtrisée ? Manque de temps ? Nous ne le saurons jamais...
Autre point notable côté graphismes, les effets de transparence sont tout simplement quasiment inexistants. Ainsi la cape transparente d'Alucard devient blanche et les chutes d'eau des souterrains font grise mine, ça n'enlaidit pas forcément les lieux mais d'un autre côté, il valait peut être mieux faire ce sacrifice que risquer de flinguer une animation déjà mise à l'épreuve par moments.
Coté sonore, Konami a frisé l'excellence. Cette fois-ci et contrairement aux graphismes, la Saturn se montre sous son plus beau jour avec des musiques variées qui vont du rock au symphonique et des voix japonaises très réussies. A noter qu'à l'écran titre, vous avez la possibilité d'accéder à un "Music Hall" qui vous permettra d'écouter la BO du titre en plus de quelques inédits (comptez une quarantaine de pistes) De nouvelles musiques font pour l'occasion leur apparition allant de remix à d'inédites se joignant à l'ajout de nouveaux environnements pour la version Saturn : "Cursed Prison" et "Underground Garden".
Si les musiques qui les accompagnent sont belles et intéressantes (surtout celle de Cursed Prison), les environnements, eux, le sont moins. On y trouve de nouveaux ennemis comme des fantômes ou des arbres maléfiques mais ces nouvelles zones sont loin d'être essentielles à l'histoire et ne constituent que des passages à boucherie supplémentaires pour faire grimper l'XP. Toutefois certains ennemis sont très coriaces... Elles ne restent pas comme les plus belles zones du jeu mais les jardins sont l'occasion de découvrir un nouveau boss sur un joli fond végétal. Bref, des ajouts pas exceptionnels mais sympathiques tout de même.
Après avoir passé en revue le côté technique du jeu, qu'en est il du gameplay ? Ca commence bien puisque les commandes répondent bien et les protagonistes se manient avec aisance. Alucard bénéficie toujours des pouvoirs magiques que l'on peut lui attribuer comme bon nous semble et son arsenal est toujours aussi complet et varié.
L'unique problème majeur se situe en fait au niveau de la carte du château. Pour y accéder, il faut passer par le menu d'inventaire et on a en prime droit à un mini-chargement (très très court) avant de voir la carte. Un peu déstabilisant mais peu gênant au final. Les chargements sont d'ailleurs assez nombreux, en effet à chaque changement de zone, nous avons toujours le passage dans le fameux couloir de transition mais nous avons aussi droit à quelques secondes de chargement supplémentaires, rageant ou pas, à chacun son avis, reste que le délai d'attente est très court mais je tenais quand même à le signaler.
L'inventaire est crucial et il n'appartiendra qu'à vous de bien le gérer. Comme dans la plupart des RPGs, certaines armes seront plus ou moins efficaces sur certains ennemis. En général, les armes les plus lourdes sont les plus efficaces... mais pas toujours ! Certaines d'entre elles occuperont vos deux mains empêchant l'utilisation d'un bouclier par exemple face à des ennemis armés de fusils. N'hésitez pas à faire bosser vos familiars (des êtres qui nous suivent et qui nous aideront lors des combats), plus ils se battent, plus ils gagnent de l'XP et plus ils seront efficaces. A noter aussi qu'une différence scénaristique cruciale avec la version PS1 attend les joueurs vis à vis de Maria pendant que vous jouerez avec Alucard mais je n'en dirai pas davantage, à vous de le découvrir. ;)
Toujours au niveau de l'inventaire, Konami n'a pas fait les choses à moitié... Entre armes, objets, reliques et pouvoirs magiques, il y a de quoi faire ! La plupart des objets ont une finalité mais d'autres ne servent à rien comme les lunettes de soleil. Objets pour le style ou pas, je ne leur ai pas encore trouvé un quelconque intérêt. La version Saturn s'est malgré tout vue dotée d'un contenu exclusif. Ainsi on y trouve aussi quelques objets, reliques et familiars supplémentaires ou encore un costume inédit pour Richter mais malheureusement l'intérêt de ce contenu est faible : Les nouveaux objets sont mineurs et quasiment dispensables. La relique la plus intéressante est la paire de bottes qui permettra à Alucard de courir une fois que vous aurez fini le jeu. Les nouveaux familiars quant à eux sont sympathiques mais trop ressemblants à ceux du démon et de la fée, ils sont donc presque inutiles. Au final, seules les bottes tirent leur épingle du jeu et une fois essayées, il sera difficile de s'en passer. Le costume inédit de Richter est assez joli, cadeau pour les fans.
Dernier point abordé dans ce test, la durée de vie du jeu. Elle ne change pas de son homologue Playstation concernant Alucard et Richter, on gagne quelques minutes supplémentaires grâce aux deux nouvelles zones et on retrouve toujours le fameux château inversé avec le véritable boss de fin ce qui garantit de belles et longues heures de jeu et ce en dépit de la difficulté du jeu, pas terriblement élevée mais plutôt bien dosée.
En revanche, la version Saturn marque un point de plus de par la présence de Maria. Jouer avec elle est plus technique qu'avec les deux autres et le passage de certaines zones sans trop de dommages promet d'être palpitant !
Bref, il y a de quoi largement de quoi faire et vous en aurez largement pour votre argent !!
Une sauvegarde quant à elle, occupe 77 blocs dans la mémoire de la console. Si vous vous créez donc une partie pour chacun des personnages, prévoyez donc 3 fois 77 blocs pour votre jeu. C'est une information toujours bonne à prendre. ^^
Petite précision importante concernant l'émulation.
Le jeu fonctionne parfaitement sur SSF et est partiellement émulé par Yabause.
Cependant, si vous avez un bon PC, émuler le jeu sur SSF supprime pratiquement tous les problèmes d'animation (à 95%) que l'on connait sur la console, le jeu est alors aussi fluide que la version Playstation. N'hésitez pas =)
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En conclusion, que penser de ce Castlevania "Symphony of the Night" version Saturn ? Tout simplement magique ! Le jeu est un chef d'oeuvre absolu et la version Saturn est de loin la plus complète mais aussi la plus difficile à trouver et le jeu est de surcroît sorti uniquement au Japon. La langue n'est heureusement pas une barrière au jeu mais il faut quand même le savoir...
C'est définitivement un jeu à posséder en dépit de ses carences côté animation (sur la console du moins) et est une superbe pièce de collection, tant le jeu lui-même que sa Bande Originale à se jeter dans les étoiles. A noter la présence d'artworks sur le CD du jeu si vous l'insérez dans votre ordinateur. N'hésitez pas à relier votre Saturn à un ampli pour profiter du spectacle, vous n'en reviendrez pas ! =)
Également adapté sur Playstation
Notes et commentaires des joueurs
NyOn
Dommage que la version Saturn n'ai jamais vu le jour en Europe ou même aux Etats-Unis, ça ne gène pas forcément la progression hormis pour quelques endroits comme l'ouverture des portes bleues ou la destruction des pics qui necessitent un objet spécifique mais ça aurait été un plus.
Le système de jeu est tout simplement remarquable, on ne s'ennuie jamais à parcourir le chateau dans tous les sens et casser du monstre encore et toujours.



le rocher
Note attribuée : 9/10 , le lundi 27 novembre 2006.