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Lords of Thunder sur Mega CD
Lords of Thunder
- Auteur du test : Kenseiden
- Proposé le jeudi 7 septembre 2006
- Éditeur : Hudson Soft
- Année : 1995
- Genre : Shoot Them Up
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 9/10
Test de Lords of Thunder
L’achat des multiples bonus disponibles (plusieurs types de power-up, plusieurs types de boucliers protecteurs, de l’énergie, des super-bombes, des crédits supplémentaire pour continuer la partie) se fait dans un magasin avant le commencement de chaque stage, au moyen des gemmes que l’on a gagnées en abattant les adversaires. Les ennemis détruits laissent en effet systématiquement derrière eux une gemme de plus ou moins grande valeur et, plus rarement, de l’énergie supplémentaire. Contrairement à nombre de ses congénères, Lords of Thunder ne permet donc pas de changer d’arme continuellement en cours de stage. Avant chaque niveau également, on peut sélectionner l’armure que l’on endossera pour affronter les troupes de l’empire. Ces armures, dédiées aux quatres pouvoirs élémentaires, définissent le type de projectile qui sera utilisé durant le stage.
Réalisation technique :
Un rien moins beau que sa version NEC (principalement au niveau des couleurs), Lords of Thunder a pourtant l’immense mérite de proposer plusieurs univers au design intéressant et des décors d’arrière-plan parfois extraordinaires. Le scrolling, qui évolue horizontalement, verticalement ou en diagonale selon le moment, contribue à créer cette atmosphère unique, ce qui range Lords of Thunder dans le peloton de tête des shoot them up au niveau de l’atmosphère générale qui s’en dégage. Sur le continent de Cielom par exemple, l’ascension sous un ciel crepusculaire vers le sommet des montagnes fait arriver le Drak dans des décors dominés par un ciel nocturne parsemé de magnifiques palais célestes. Il n’arrive pas si souvent qu’on soit sincèrement émerveillé par l’esprit graphique d’un jeu de 1995. Précisons aussi que ce fameux scrolling est d’une fluidité exemplaire malgré le nombre imposant de sprites à l’écran et qu’il lui arrive même d’être foutrement rapide à l’occasion. Même constat pour l’opposition ennemie : si les adversaires de petite taille n’ont rien de particulièrement marquant, les boss et les ennemis imposants (par exemple, le dragon qui sort du marécage, ou l’étrange mélange de crustacé et de saurien en armure d’or qui sert de boss au premier stage) sont généralement superbes. La jouabilité est impeccable : malgré l’absence de possibilités de changer d’armes en cours de stage, Lords of Thunder propose une action qui ne s’arrête jamais, une opposition adverse continuelle et trépidante et une progression fertile en surprises et en poussées d’adrénaline. Le fait de pouvoir choisir son stage de départ et d’en choisir un autre lorsqu’on utilise un crédit après le game over est une bonne idée et permet d’éviter tout ennui lié au fait qu’on soit désespérement coincé dans un stage particulier. Cependant, Lords of Thunder est également un soft redoutablement difficile : si le drak peut encaisser pas mal de coups avant d’être détruit, il ne dispose que d’une seule et unique vie pour terminer le jeu. Heureusement, Lords of Thunder propose 3 crédits pour continuer la partie et, si on gère bien le truc, il est possible de se racheter un crédit supplémentaire après chaque décès impromptu. Impossible de terminer ce tour d’horizon sans parler de la bande sonore. Si les bruitages demeurent standards, les musiques sont tout simplement à tomber par terre. Mélange foudroyant de mélodies épiques et endiablées remixées à la sauce heavy metal, on se les enregistrerait bien sur un CD, histoire de se les passer à l’aise sur une chaîne hi-fi dotée d’énormes haut-parleurs. C’est avec un résultat de ce genre qu’on comprend à quel point la bande sonore joue un rôle capital dans la réussite de n’importe quel jeu à l’action soutenue.
En bref : 18,5/20
Il y a des jeux comme ça, qui vous filent le frisson sans qu’on comprenne très bien les raisons. Et dès les premières secondes de Lords of Thunder, on se retrouve à lutter avec acharnement pour sa survie avec une irrépressible envie de vaincre le jeu. On peut bien sûr tenter d’y trouver des causes rationnelles… quelque chose dans la réalisation ou le gameplay par exemple… Lords of Thunder est très bien fichu techniquement, c’est incontestable, mais il ne surclasse pas particulièrement un Thunderforce IV, un Gleylancer ou même un Gynoug de ce point de vue là. Non, il s’agit d’autre chose, d’une ambiance particulière, d’un esprit unique, d’une esthétique qui n’appartient qu’à ce jeu, d’une tonne d’éléments qui contribuent à faire de Lords of Thunder un shoot qu’on est incapable d’abandonner après l’avoir commencé. Même la difficulté plutôt relevée ne parvient pas à entraver cette rage de vaincre et cette obsession de renvoyer l’empire Garuda garnir les poubelles de l’histoire. On aurait pu penser que l’impossibilité de changer d’arme en cours de stage serait un défaut mais on n’y fait même pas attention à vrai dire. Lords of Thunder est l’un des spécimens du genre les plus réussis de cette époque, toutes plates-formes confondues, et entre sans difficulté dans le club très fermé des shoot them ups qui sont entrés dans l’éternité.
Également adapté sur Super CD-Rom NEC





Kimuji
Note attribuée : 9/10 , le vendredi 24 juillet 2009.