Le projet Veda ?
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Illusion of Time sur Super Nintendo
Illusion of Time
- Auteur du test : Angus
- Proposé le mercredi 30 août 2006
- Modifié le lundi 12 mars 2007
- Éditeur : Nintendo
- Année : 1994
- Genre : Role Playing Game (RPG)
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 7.7/10
Test de Illusion of Time
Histoire (ou histoire… ?)
L’histoire se déroule dans l’Histoire (huh ?!?). Plus clairement, les différentes étapes s'appuient sur des lieux réels et historiquement chargés (Grande Muraille, Nazca, ...). C’est un passé lointain, mais avec pas mal d’anachronismes. De toute manière il s’agit d’un jeu vidéo et pas d’un manuel d’histoire (ou est-ce "d’Histoire" ?). Ne recherchez donc aucune cohérence historique, mais plutôt un amalgame d’éléments divers de par leur géographie et époque respectives.
Vous incarnez Paul, jeune garçon unique rescapé d’une expédition passée à la Tour Pandémone (la Tour de Babel ?) qui vit disparaître son père (quelle idée aussi d'emmener un gosse dans une telle expédition !). Depuis, il vit au village de Cap Sud avec ses grands-parents, et va à l’école comme les enfants de son âge devraient tous le faire. Pendant son temps libre il tape le carton avec ses amis dans une grotte située sur la côte et les fait profiter de ses dons de télékinésie (peut-être même se livre-t-il avec eux à d’autres activités moins avouables, mais ce n’est pas précisé et on ne peut que supputer…).
La vie coule tranquillement, mais l’approche d’une comète dont le cycle est de 800 ans et dont l’influence sur la Terre est résolument néfaste va provoquer le départ de Paul de Cap Sud, sans que celui-ci se doute une seconde que son périple va le mener des plaines de Nazca aux pyramides d’Egypte en passant par le continent mythique de Mû et le temple d’Angkor, pour ne citer que ceux-ci, jusqu’à la fameuse tour citée plus haut. Son but : s’emparer des six Statues Hexade et affronter la Comète du Chaos (quel nom ! pourquoi pas la Comète de la Mort qui tue le Retour de sa Race…) pour mettre fin – pour 800 ans au moins - à ses méfaits.
Pour résumer, vous êtes le seul espoir de l’Humanité !!! Le sort de notre planète repose sur vos frêles épaules...
Personnages
Bien qu’il ne soit possible d’incarner que Paul (plus ses transformations), vous ferez un bout de chemin avec différents personnages, dont ses potes Jonas (l’intellectuel), Eric (le benjamin) et Luc (qui a aussi ‘perdu’ son paternel lors ce cette fameuse expédition). Vous ferez également la connaissance de Flora, fille du roi Edmond, légèrement caractérielle et accompagnée de son délicieux cochon Hamlet (vous comprendrez en jouant l’emploi de cet adjectif… niark, niark), ainsi que de Lili, charmante jeune fille romantique possédant la capacité de se transformer en… fleur (bleue ?). Sans compter Nico, inventeur farfelu et fils de famille riche… sinon recommandable !
NB : je signale ici que le ton du jeu est relativement « enfantin », voire parfois gnangnan. Nintendo s’est souvent vu reprocher de destiner ses jeux aux enfants, celui-ci apporte de l’eau au moulin des détracteurs de Big N par certains dialogues (cf. « La notion même de malheur m’est insupportable ! »). Ceci dit, est-ce bien ou mauvais pour le jeu ? Ca ne gâche absolument pas le plaisir, dont acte ! Ca peut arracher un soupir de temps en temps, pas plus.
Enfin, vous aurez aussi l’occasion de vous rendre dans…
L’abri de Gaïa
Gaïa, l’esprit de la Terre (divinité grecque à l’origine ; le titre original est d'ailleurs "Illusion of Gaïa"), vous permettra de sauvegarder votre parcours, de reprendre des forces, et de prendre l’apparence du chevalier noir Chrysaor ou (vers la fin du jeu) de la guerrière aqueuse Likéfia. Rendez-vous pour cela dans ses abris, que vous trouverez fréquemment, dissimulés derrière un miroir étincelant.
C’est également là que vous apprendrez les différentes techniques inhérentes à chaque personnage.
Aptitudes particulières
Au fur et à mesure que l’on progresse, Paul développe des aptitudes supplémentaires qui lui seront apprises dans les abris de Gaïa :
- La charge : Paul effectue un grand bond poing en avant, infligeant davantage de dommages. Certains murs peuvent être abattus de la sorte.
- La glissade : en glissant à même le sol, Peul peut se faufiler dans des passages étroits.
- La toupie : cette aptitude permet à Paul de gravir des côtes impossibles à emprunter en marchant. Elle sert aussi à franchir de larges gouffres, voire même plusieurs écrans (cfr la Grande Muraille).
De plus il aura la possibilité de se transformer en guerrier (Chrysaor), plus puissant (il manie l’épée) et qui obtiendra lui-aussi des capacités supplémentaires avec le temps :
- La boule de feu : Chrysaor envoie une boule lumineuse avec son épée ; très pratique pour déloger les ennemis hors de portée de votre lame.
- La barrière bleue : deux ‘plaques’ de protection tournent autour de vous.
- Le séisme : en se laissant choir d’une hauteur, il est possible de faire trembler le sol en atterrissant, ce que les adversaires n’apprécient guère. Profitez de leur stupeur pour leur caresser le menton ou déguerpir, au choix.
Enfin, le dernier niveau du jeu (la Grande Pyramide) verra l’apparition d’un autre personnage que Paul peut incarner : Lykéfia. Celle-ci peut (comme son nom l’indique) se liquéfier et ainsi s’infiltrer dans le sol pour atteindre des zones souterraines.
« Powering up »
Hormis ces transformations, Paul trouvera des ‘grenats’ en abattant les ennemis à travers le jeu. Ces gemmes vous permettront d’obtenir un « Continue » lorsque vous en aurez collecté cent.
De plus certains ennemis, en expirant, libèreront des artéfacts qui permettent à Paul d’augmenter sa puissance :
- L’épée : améliore la force d’attaque
- Le bouclier : renforce la défense
- Le cœur : augmente votre ligne de vie
La mort de certains adversaires provoquera l’ouverture d’une porte ou libèrera un passage quelconque, vous permettant de progresser. Il est donc très important de garder un œil sur l’écran-carte, lequel vous indique si vous avez récupéré tous les artefacts disponibles (s’il en reste, c’est donc qu’il reste un ou plusieurs ennemi(s) en vie… soyez sur vos gardes !).
Maniabilité
La maniabilité (jouabilité pour celles et ceux qui préfèrent) est excellente. Le personnage répond très bien aux commandes. Celles-ci, en plus des classiques déplacements avec la manette multidirectionnelle et des coups d’épée avec le bouton A, permettent à Paul de courir en appuyant deux fois de suite sur la croix, d'augmenter sa force d'attaque en appuyant sur la croix directement après avoir frappé un ennemi ou d’utiliser un objet équipé (autre que l’épée) avec B. Il est aussi possible pour le jeune garçon d’attirer certains objets à lui à l’aide de sa flûte avec les boutons R ou L (indispensable pour libérer certains passages).
Les autres formes de Paul (Chrysaor et Likéfia) ne modifient pas drastiquement la maniabilité. Ils sont plus puissants et disposent d’autres atouts, c’est tout.
Graphismes
Les graphismes sont vraiment beaux. Un régal pour les yeux. Les personnages sont bien dessinés, les couleurs bien choisies et variées.
Mis à part sur la carte (où le(s) personnage(s) est/sont toujours vu(s) de dos avec le décor tournant autour) on ne note pas d’effets spéciaux massifs (rien de comparable à Super Castlevania IV, donc). Pas de rotations, de zooms, de mode 7… mais on ne ressent pas de manque. Le jeu s’apprécie pleinement sans ces fioritures.
Musiques et effets sonores
Les musiques sont particulièrement bien adaptées aux différentes situations ; elles peuvent être angoissantes lorsque l’on explore des ruines, et beaucoup plus enjouées dans une ville ou un village. Elles permettent de se fondre dans l’ambiance requise (par exemple la flûte de pan évoque des images mentales de l’Amérique du sud, donc de voyage lointain, ce qui correspond bien au thème central du jeu).
Les sons et bruitages sont corrects sans casser des briques.
Durée de vie
La durée de vie est certainement raccourcie (par rapport à d’autres jeux du même genre, s’entend) par le fait qu’Illusion of Time est très linéaire. C’est-à-dire qu’on ne se balade pas librement sur la carte en choisissant sa destination, comme c’est le cas pour Secret of Mana ou A Link to the Past, par exemple. En effet le jeu nous impose les lieux où se rendre ; il n’y a donc pas d’exploration de carte proprement dite. Et à quelques exceptions près, il n’y aura pas moyen de faire demi-tour et de revenir à un endroit quitté préalablement. Seuls les niveaux eux-mêmes requerront de fouiller partout, surtout si vous voulez découvrir les 50 rubis que recèle le jeu, et qui vous permettront d’accéder à un niveau spécial en fin de partie. Je vous conseille d’ailleurs de stocker des herbes (non, pas DE l’herbe, chenapans !) qui vous rendront des forces le moment venu, ce dernier niveau n’étant pas exactement des plus simples.
Ceci dit, le jeu est long malgré tout et vous demandera un certain temps avant d’en venir à bout. D'autant que la plupart des "donjons" sont assez longs et labyrinthiques à souhait (la palme revient à Mû, avec sa configuration évolutive en fonction du niveau d'eau mais Célesto est aussi appréciable - c'est un niveau perché en plein ciel dont on doit explorer les deux côtés- ainsi que la Grande Pyramide).
Ennemis
Il y a une grande variété d’ennemis. Les ‘bosses’ (non ! pas celles que vous vous faites en vous cognant la tête sur la porte de l’armoire laissée grande ouverte… les chefs, quoi, bande de béotiens) sont particulièrement bien détaillés et imposants (à défaut d’être toujours très difficiles).
A noter qu’en préambule au combat final contre la comète, il faudra affronter à nouveau chaque boss précédemment vaincu. Rien d'insurmontable.
En résumé
Un très bon jeu d’aventure, relativement aisé à terminer malgré tout (j’en suis la preuve vivante : je l’ai fini). Les joueurs/joueuses qui ne jurent que par l’exploration sur carte (cf. Zelda) seront sans doute moins emballé(e)s par Illusion of Time au vu de sa linéarité. Si au contraire vous aimez le côté action / aventure sans pour autant perdre du temps à chercher votre chemin, vous devriez être emballés. A essayer de toute manière !
PS : dans les captures d'écran vous pouvez remarquer qu'on passe du français à l'allemand à l'anglais. Vive l'Europe !
Notes et commentaires des joueurs
anarkhya
Un incontournable pour la qualité de la realisation , on se sent quand meme tres a l'etroit au niveau des possibilités de jeu , ce qui gache un peu le plaisir.
stephanieberanger
Bon jeu même si les musiques sont répétitives et les niveaux lassants,l'histoire est très prenante.
Ti Dragon
Un jeu de bonne qualité, pas toujours facile avec des ambiances mystérieuses vraiment prenantes. Dommage qu'on ne puisse pas revenir en arrière (ce qui en fait un jeu assez linéaire). Beaux graphismes, animation fluide et musiques bien réalisées, ce 2e opus des Soul Blader est un jeu charmant sans trop de prise de tête.
Arkelios
Quel dommage que la durée de vie de ce jeu soit si faible... Illusion of Time est magnifiquement réalisé et l'intrigue, en plus d'être assez captivante, nous fait traverser des lieux mythiques (Les plaines de Nazca, entre autres)! La quête secondaire des rubis de feux peut rallonger un peu la durée de vie du soft, mais cela ne nous emmène pas bien loin... De plus, ce jeu est trop linéaire et ne laisse presque aucune liberté au joueur dans ses choix... Mais l'histoire est si belle que je ne peux pas lui mettre une note inférieure à 8...
carredas
C'est pas le meilleur RPG sur Super mais il a un truc. L'ambiance est suffisament spéciale, les musiques suffisament envoutantes pour que le jeu plaise. Il n'est pas trés long mais il se tient bien. C'est le seul jeux avec Soleil (javais 14 ans) sur Megadrive qui m'a pris une larme (le cochon pour Illusion; la scéne de l'eglise à la fin pour Soleil). Quelle nostalgie...
Aioros
Quelle belle surprise que Illusion of Time! Je l'ai découvert bien après Secret of Mana donc j'ai été un peu déçu par son coté trop linéaire. Mais franchement l'histoire est bien plus prenante! Les musiques sont très réussies et l'ambiance générale du jeu donne une dimension de grandeur, notamment grâce à la visite de fameux sites archéologiques.
Durée de vie limitée car linéaire et assez simple à terminer (sauf si vous vous attaquez à la quête des 50 rubis de feu! Pour ma part je n'en ai jamais trouvé plus de 46... Merci encore à l'émulation qui a pu me faire découvrir tout récemment "les secrets de Samuel le Bijoutier"!) mais au final un jeu très étonnant, il m'a laissé un souvenir impérissable! Mention spéciale pour la fin qui dure près de 25 minutes! Si ce test n'avais pas été fait, je m'en serai occupé avec plaisir!
BURDU WAY
Illusion of time est un superbe RPG qui m'a envouté pendant des semaines et des semaines (ahhh Nazca...)
Néanmoins, je le trouve un peu en dessous d'autres RPG de légende comme Mana ou Terraenigma.
La musique est par moment trop stressante, même dans des moments du jeu où il n'y a pas d'action.
C'est pourquoi je lui mets 7, un bon 7 on va dire...
hinoto
joli,sympa, mais certains boss sont trop durs a tuer si on connait pas la technique,pour quelqu'un qui l'a eu neuf, donc avec le guide, ca va mais les autres peuvent galerer (je pense aux rubis a echanger notamment car, des qu'on en loupe un, on est bons a recommencer le jeu)mon meilleur ami avait justement le guide et malgres qu'il l'ai fini, il garde un souvenir amer de ces fameux boss
pour ma part un rpg merite en general une bonne note car j'en suis fan et j'ai toujours été frustrée du manque de parutions pendant longtemps (toutes plateformes confondues)de ce type de jeux



hedge
Note attribuée : 8/10 , le mercredi 18 octobre 2006.