Le projet Veda ?
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Eye of the Beholder sur Mega CD
Eye of the Beholder
- Auteur du test : Kenseiden
- Proposé le mardi 15 août 2006
- Modifié le lundi 28 août 2006
- Éditeur : SSI
- Année : 1994
- Genre : Role Playing Game (RPG)
- Nombre de joueurs : 1
- Note du testeur : /10
- Note générale : 8/10
Test de Eye of the Beholder
Voilà donc votre petite équipe forcée d’explorer un redoutable réseau de galeries truffées de pièges à destination des aventuriers un peu trop curieux, et peuplé des traditionnels gobelins, vers des profondeurs, morts-vivants et autres elfes noirs. Si, au détour d’une galerie humide, on croise relativement souvent cette populace destinée à être inscrite au grand tableau de chasse de la compagnie, Eye of the Beholder ne repose pas sur cette énervante habitude qu’ont les RPG console de générer des rencontres aléatoires en nombre infini. Un étage nettoyé de toute présence hostile le reste dans la plupart des cas, du moins tant que l’on ne quitte pas la zone. Les dédales font surtout la part belle aux pièges et aux mécanismes vicieux, aux portes scellées, aux murs en trompe-l’œil et autres dalles à actionner en déposant un objet lourd dessus. Tout cela évoque fortement une version primitive de Lands of Lore. Après la parution des deux premiers Eye of the Beholder, Westwood Studios rompit son contrat avec SSI pour divergences artistiques et lança sa propre série des RPG - les Lands of Lore justement - ceci pouvant expliquer cela…
Les rôlistes en herbe retrouveront tous les éléments habituels des jeux de rôle qui suivent les règles d’Advanced Dungeons & Dragons : les attirails de crochetage des voleurs, les sorts de mage et de prêtre à mémoriser pendant la nuit. Eye of the Beholder inclut en outre l’obligation pour vos personnages de s’alimenter de temps à autre pour ne pas mourir d’inanition.
Réalisation technique :
Evidemment, le seul horizon de la compagnie d’aventuriers sera une succession de murs (rocheux ou en briques), de sol (caillouteux ou boueux) et de portes (en fer ou en bois). Eye of the Beholder est donc par définition un peu monotone visuellement. Cependant, les donjons possèdent suffisamment de légers détails (qu’il s’agisse de grille d’égouts, de runes sur les murs, d’interstices ou de pancartes, pour que l’on s’y retrouve un peu plus facilement que dans un Shining in the Darkness par exemple, aux parois éternellement identiques. Heureusement d’ailleurs, car la carte n’est disponible que si on parvient à la trouver dans un coffre ou sur le cadavre d’un ennemi. Quant aux déplacements, ils sont en image par image pure et dure, sans même l’illusion d’un déplacement comme dans Shining in the Darkness ou Lands of Lore, et finit rapidement par perdre le sens de l’orientation. Alors que la version originale ne proposait pas de musique, ce portage Mega-CD fournit des thèmes d’inspiration médiévale mais relookés à la sauce techno ! Pas foncièrement désagréable mais un peu perturbant quand on est occupé à crapahuter dans un donjon humide ! Les bruitages, tout comme dans Lands of Lore, sont efficaces et contribuent à l’ambiance oppressante du jeu. On met un certain temps à s’y retrouver dans les différents menus, pas toujours très instincitfs mais une fois qu’on a compris le truc, tout se passe bien. Il est par contre dommage qu’on ne puisse pas se déplacer dans le donjon avec la croix directionnelle. Il faut utiliser les différentes touches de direction situées en dessous de la fenêtre de jeu, ce qui a tendance à être un peu lourd à l’usage.
En bref : 15/20
Eye of the Beholder est un RPG mythique qui conviendra tout autant aux néophytes qu’aux joueurs chevronnés. L’univers AD&D est toujours aussi efficace, la progression est intéressante, surtout en raison des nombreux pièges qui nécessitent un minimum de réflexion, et le jeu possède tout ce qu’il faut pour captiver le joueur de base. Certes, par rapport à des merveilles comme Chrono Trigger, Phantasy Star IV ou Secret of Mana, Eye of the Beholder reste limité et accuse tout de même son âge vénérable, mais il est rare de rencontre un RPG “donjon” aussi réussi sur console. Une très bonne adaptation d’un très bon jeu, quoique un peu lourde à manœuvrer et musicalement surprenante !
Également adapté sur Amiga ; PC ; Super NES ; Game boy Advance
Notes et commentaires des joueurs
Eye of the Beholder n'a pas encore été noté. Pourquoi ne pas être le premier à le faire ?




