Le projet Veda ?
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Karnov's Revenge sur Neo-Geo
Karnov's Revenge
- Auteur du test : Kenseiden
- Proposé le lundi 14 août 2006
- Modifié le mardi 15 août 2006
- Éditeur : Data East
- Année : 1994
- Genre : Combat
- Nombre de joueurs : 2
- Note du testeur : /10
- Note générale : 6/10
Test de Karnov's Revenge
A proprement parler, il n'existe pas vraiment de scénario dans Karnov’s Revenge. La douzaine de combattants impliqués dans le championnat souhaitent simplement ravir son titre de champion du monde à Karnov, et il n’existe aucune micro-histoire de soap-opera à se mettre sous la dent. Non que savoir que trucmuche a une liaison avec machin, ou que Bidule est en réalité le neuveu par alliance de Trucmuche change quoi que ce soit au bon déroulement de la partie, mais ce genre de niaisieries fait partie intégrante du décorum de tout jeu de combat qui se respecte. Bref, parmi les combattants, on retrouve l’habituelle brochette de maîtres d’arts martiaux orientaux : Liu Feilin et Lee Diendo pour la Chine, Mizoguchi, Yungmie et Ryoko (transfuge de World Heroes II) pour le Japon, ainsi que Samchay le boxeur Thaï. Le reste du monde est représenté par Ray McDougal (l’inévitable street fighter américain… tiens, on dirait Ken !), Zazie (le lutteur africain), Marstorius (le catcheur italien qui ressemble comme deux gouttes d’huile de corps à Zangief), Matlock (le punk anglais à mi chemin entre Billy Idol et Johnny Rotten) et Jean-Pierre le Français (un combattant efféminé qui aime les roses, les bracelets tricolores et ressemble un peu à Lambert Wilson). Les deux méchants de l’histoire sont Clown le… euh… clown, et Karnov, un personnage tellement récurrent dans les jeux Data East qu’il a fini par devenir la mascotte officieuse de la société japonaise. On rencontre en effet ce lutteur sibérien replet dans d’autres jeux de combat, mais aussi en tant que boss de fin de niveau dans certains jeux comme Baddudes vs Dragoninja, et même en tant que personnage principal d’un vieux jeu de plates-formes à sa gloire.
Parmi les éléments plus que visiblement influencés par d’autres jeux célèbres, on retrouve le principe des décors qui changent suivant le round (soit la nuit tombe, soit le climat change, soit certains éléments s’ajoutent au décor originel, comme un défilé de fêtards japonais dans le stage de Ryoko). On notera aussi l’existence, aux extrémités du ring, d’éléments qui peuvent être détruits lors d’une mauvaise chute (caisses, amphores, rochers, et même une 2CV dans le stage français !). Les ennemis peuvent être assommés quelques instants lorsqu’ils se ramassent une mandale particulièrement brutale et perdent une partie de leur costume.
Réalisation technique :
Le principal défaut de Kanorv’s Revenge tient à son absence d’imagination et de détails attachants. Le boulot graphique est bien torché dans l’ensemble, mais on éprouve la sensation d’être en face d’une simple synthèse des poncifs du genre. Quelques décors sortent du lot (le concert punk du stage de Matlock, l’ambiance cliché très typée “Vieille France” de Jean-Pierre, …), quelques combattants sont relativement sympathiques (Jean-Pierre, Clown, …) mais dans l’ensemble, on ne se montre guère émerveillé par ce que Karnov’s Revenge a à nous proposer. Rien que le boss final, Karnov, gagne la palme du boss le plus anecdotique et ridicule de l’histoire de la Neo Geo. Reste que techniquement le jeu tient relativement bien la route : les sprites sont grands, les couleurs sont impeccables, les décors sont relativement fournis en détails. Si les concepteurs avaient rajouté l’inventivité à leur goût du travail bien fait, on aurait sans doute tenu un soft réellement enthousiasmant. Cependant, si les graphismes sont à la hauteur de la Neo Geo, on ne peut pas en dire autant des autres caractéristiques techniques. Le jeu est rapide, mais sujet à de nombreux ralentissements, les attaques spéciales sont peu impressionnantes et toujours pompées sur celles d’autres jeux. La jouabilité est assez perfectible avec un temps de réaction pas vraiment optimal qui vous vaudra quelques belles défaites et autant de séquences d’arrachage de cheveux, et la bande sonore, malgré des bruitages corrects, ne laisse aucun souvenir particulier.
En bref : 11/20
Fade est le mot qui convient le mieux à Karnov’s Revenge, œuvre de programmeurs paresseux qui ont pensé qu’il suffisait d’agencer ensemble le meilleur de ce qu'on trouve chez les concurrents sans rien rajouter par eux-mêmes pour que la sauce prenne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il se sont royalement fourré le doigt dans l’œil. Malgré quelques éléments sympathiques ici et là, Karnov’s Revenge sent le déjà-vu à plein nez, dévoile des effets spéciaux inférieurs à ce que peut réaliser la Neo Geo, et souffre de bugs dans l’animation et d’une jouabilité très moyenne. Sur Super NES, Karnov's Revenge aurait été un Beat them up potable (il existe d'ailleurs sur ce support, sous le nom Fighter's history dynamite) mais sur Neo Geo où la concurrence est quand même un peu plus rude, il passe complètement inaperçu. On pourrait résumer la situation par la sentence suivante : “Karnov’s Revenge, tout ce que vous proposent les autres jeux de combats, mais en moins bien”…
Également adapté sur Super NES (Fighter's History Dynamite)
Notes et commentaires des joueurs
Antekrist
Mais non, mais non, mais non.
Sérieux, c'est pas possible d'avoir un esprit autant fermé. Maintenant on fout un trois sans même avoir joué au jeu. N'importe quoi.
Karnov's Revenge, il faut pas le prendre au premier degré. Autant je comprend qu'on puisse cracher allègrement sur Fighter's History, autant c'est stupide de rester sur de mauvais à priori.
Sans déconner, le jeu est franchement beau, pas de ralentissements autres que ceux "d'effets" style "regardez bien la tatanne que je viens de lui mettre", et la patte graphique exagérée, presque caricaturale, lui donne un énorme cachet. Alors oui, ça sent le SFII à plein nez, mais il faut vraiment être contrôleur du fisc pour crier au plagiat. Par contre, c'est vrai que les musiques sont un brin soulantes.
En plus de ça le jeu est vif et de mémoire de joueur je n'ai jamais vu autant de possibilités de combos infinis. Les petits coups s'enchaînent aux gros comme aux spéciaux avec une facilité déconcertante, et le système de points faibles renforce encore l'ensemble.
Non vraiment, en terme de convivialité on a rarement fait mieux.
Et en plus c'est totalement faux cette histoire de plagiat. Le procès s'est tenu en 93 et concernait Fighter's History.



Death Adder
Note attribuée : 3/10 , le mardi 31 octobre 2006.