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Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.

King Kong sur PlayStation 2

King Kong

King Kong (PlayStation 2)

  • Auteur du test : Strider
  • Proposé le jeudi 9 mars 2006
  • Modifié le vendredi 5 mai 2006
  • Éditeur : Ubi Soft
  • Année : 2005
  • Genre : First Person Shooter (FPS)
  • Nombre de joueurs : 1
  • Note du testeur : 6/10
  • Note générale : 6.5/10

Test de King Kong

HOULALA OH NON COMME JE SUIS MECHANT (bon comme ça, c'est fait).

Enfin non, n'exagérons pas, ce brave King Kong quelque part son 6 dans la gueule il le mérite, mais j'vais m'expliquer (c'est quand même un peu le concept d'un test), parce qu'outre le désir secret d'employer tout le panel des notes possibles entre 0 et 10, ma mission c'est quand même plus ou moins d'informer les gens (même si parfois je fais passer devant ma soif de sang vidéo ludique et mon envie de rire, mais bon nul n'est parfait).

S'il est vraiment nécessaire de rappeler l'histoire du King Kong de Peter Jackson et bien sachez qu'il s'agit de l'aventure d'un équipage parti tourner un film sur Skull Island, une île paumée au beau milieu du t*** du c** du monde, évidemment tout cela tourne mal (... comme dans projet blair witch, a croire qu'on n'peut plus partir faire des films pourri dans les bois sans finir dévoré).
L'équipage s'enfonce dans les terres obscures de Skull Island, dans ce monde perdu sinistre et brutal où grouillent les formes de vies les plus inimaginables ainsi que les derniers dinosaures (amis de Turok, bonjour). Nos intrépides amis seront vite piégés par une peuplade d'indigènes inquiétants qui trouveront très original de capturer la belle héroïne de l'aventure pour l'offrir en sacrifice à la divinité vivante locale ... j'ai nommé ... KING KONG (qui se fait vraiment pas chier faut dire, c'est qu'elle est bien jolie Ann Darrow).
Ainsi commence véritablement cette histoire qui ne sera plus alors qu'une traque acharnée opposants les faibles aventuriers forcé de pénétrer au plus profond de cet enfer vert au péril de leurs vies, jusqu'au repère innacessible du colosse torturé et malheureux : King Kong.

Là où Ubisoft fait très fort, c'est dans le choix d'offrir au joueur la possibilité d'apprécier cette aventure des deux cotés, mais ça ... j'y reviendrai tout a l'heure.

Vous incarnez ici Jack Driscoll, écrivain sans grande ampleur qui va, pour l'occasion, se changer en un RAMBO ou plutôt un TUROK tueur de dinosaures et de créatures terrifiantes en tous genres.

Dès les premières secondes l'immersion est totale et le jeu révèle une volonté de plonger le joueur dans un monde sensible quasiment palpable. Un épatant boulot qui se maintient tout au long de l'aventure grâce, notamment à la présence bien sentie des compagnons de route du héros, tous très bavards, dont le formidable "Hayes" efficace comme un second joueur (je n'ai vu l'IA perdre les pédales et faire des bêtises qu'une seule fois et c'était un peu d'ma faute je l'admets), un acolyte qui vous mettra en confiance tant son soutien se révèle sérieux et agréable dans un style d'aventure où il est coutume d'être lâché seul dans un monde hostile.

Bien que le joueur soit énormément sollicité, on ne reste pas avec cette désagréable sensation très courante que tout repose uniquement sur ses épaules (même si dans l'fond c'est quand même à peu près le cas). A titre de comparaison, si vous vous êtes essayé a Shellshock Nam'67 et à ses batailles où le joueur se retrouve un brin largué entre les balles ennemies et alliées, la sensation de stress des combats est assez similaire bien qu'ici le groupe du joueur soit systématiquement débordé car très réduit.
Les concepteurs ont insisté sur l'aide a fournir pour aider ses alliés, aussi, chaque fois que l'un d'eux se retrouvera dans une situation périlleuse, non seulement il vous appellera, mais en prime, un son sifflant montant petit à petit et foutant la pression au joueur, indiquera qu'il y a urgence et qu'il faut agir illico.

ET CA MARCHE, dans la confusion des combats on se retrouve a établir des priorités concernant qui aider, etc... on sait qui se débrouille, sur qui il faut compter, qui il faut défendre, et ainsi de suite, une conscience du "groupe" assez rare finalement et qui donne encore plus chair a cette merveilleuse aventure.
Une très belle trouvaille qui dégage le sentiment d'alerte et de panique de la désorganisation habituelle qu'on retrouve dans ce type de séquences dans les jeux vidéos (jamais un medal of honor ou un opposing force n'a donné une telle impression de responsabilité et de conscience de ce qui se déroule alentour ... impressionnant donc).

Les personnages secondaires ne sont également PAS interchangeables et pas uniquement du fait de compétences particulières.
Leurs personnalités, leurs interventions dans les discussions, voire même les décisions qu'ils prendront, dégagent des personnages vraiment fouillés dont la compagnie laissera diverses impression.

- Hayes met en confiance, avec lui on sait qu'il est possible de souffler un petit peu même s'il ne faut pas trop se reposer non plus, il a toujours une arme a passer, vous couvrira efficacement et aura sans cesse de bons conseils dans les situations délicates.

- Carl Denham est juste IRRITANT, combien de fois aurez vous envie de lui jeter une sagaie enflammée dans ses grosses fesses ... se foutant dans le pétrin lui-même il vous amènera à faire preuve d'héroïsme pour ses beaux yeux alors que tout ce qui donne envie de le défendre c'est qu'abandonner un irresponsable pareil à la mort n'est ... décidément pas très gentil (vous en conviendrez).

- Ann Darrow, agile et légère a beau être faible et désarmée, elle sait tout de même se défendre comme une grande et fait très souvent preuve de beaucoup de courage, elle est également capable d'accéder a des lieux que nulle autre ne peut atteindre. Un bon personnage qui devient cependant un poids quand l'action explose de tous les côtés et qu'il faut la défendre ... mais croyez moi, ceci se fait bien plus de bon cœur qu'avec ce maudit Denham.

- Jimmy, alors là, que dire, le petit protégé de Hayes n'a un peu rien demandé à personne et fait preuve de bonne volonté, mais dans l'fond il met pas mal de monde dans la merde a traîner dans l'coin. S'il se révèle d'une aide acceptable, il n'en est pas moins un poids, effrayé et lambin, qu'il faut protéger.
Une relation assez paternaliste s'instaure naturellement avec ce personnage qui tape un peu sur les nerfs mais qui n'a pas fait grand chose de mal. On a toujours envie de lui grogner un "ALLEZ DEPECHE-TOI" au détour d'une scène à patauger dans les marécages.

Le spectre de relation humaine est donc assez vaste et bien exploré dans un groupe pourtant réduit, un excellent boulot donc qui donne énormément de vie a l'ensemble.
Il en va de même pour le gameplay brillant (quoi qu'encore un tout petit peu confus à mon goût).
Sans aucune interface graphique parasite, vous aurez pleinement conscience de votre état de santé ou encore du nombre de balles disponibles grâce a des astuces immersives.

Sur une simple pression de bouton Jack vérifie ses chargeurs (et c'est souvent une mauvaise nouvelle qu'il a à vous apprendre), quant a sa santé, de trop gros dégâts feront rougeoyer l'écran, les sons deviendront lointains et le tout se fera légèrement ralenti et comateux, donnant la sensation planante d'être KO après un coup sévère, il faudra trouver un moyen de reprendre son souffle pour que votre santé revienne a son état initial. Généralement il suffit de 2 bons coups dans la figure pour mourir, alors attention, s'il n'y a pas de barre de "vie" et qu'il suffit d'attendre pour se refaire une santé, cela ne veut d'une part pas dire qu'il y a toujours moyen de se mettre a l'abri efficacement, et d'autre part, que le jeu ne soit pas terriblement MORTEL quand il en vient aux dégâts que vous subissez.

On appréciera aussi le jeu sur les bras de Jack, encore une bonne idée pour plonger le joueur dans l'ambiance, quand vous pataugerez dans les marais, vous le verrez lever son arme au dessus de l'eau, quand il nagera vous le verrez faire des mouvements de bras (très rare dans les fps), dans les hautes herbes il écartera la végétation, etc... excellent boulot parfois très intelligent (comme dans la scène jouissive où Jack est attaché a un poteau et que vous sentez que même en vous agitant comme un malade il n'y a pas moyen de défaire ses liens, puis que Denham vous détache et que Jack prend le temps de masser ses poignets).

Maintenant venons-en a la seconde partie importante du jeu, les scènes où vous interprétez KONG.
Si vous voulez mon avis, Prince of Persia est passé par là avec son personnage qui court sur les murs et effectue des actions ultra cinématographiques à la chaîne.
Ce qui épate immédiatement avec les scènes du GROS KONG c'est qu'elles sont d'un dynamisme redoutable digne du film.
Le défaut qui en découle, c'est qu'elles ne consistent pratiquement qu'en une série de manœuvres a exécuter sur une sorte de "rail".
Nan vous ne pourrez pas prendre l'itinéraire que vous souhaitez et généralement celui à emprunter sera très instinctif. Vu comme ces scènes en demeurent jouissives, on ne va pas vraiment se plaindre mais l'impression de liberté qui en ressort est très "fausse" et on le sent tout de suite.
Ce n'est pas vraiment grave, d'autant plus que les concepteurs du jeu compensent par une mise en scène très impressionnante lors de ces séquences ainsi que par un rythme d'action très soutenu.

Les dégâts sont bien plus aléatoire avec Kong, difficile de savoir quand il est préférable de se montrer défensif, on se sent invincible mais c'est une fausse impression et quand l'heure vient de se mettre sur ses gardes il est souvent trop tard. De ce côté si, le jeu est moins bien foutu qu'avec Jack. Les claques que Kong colle dans le nez de ses ennemis sont également trop peu variées et le système de furie est parfois un peu difficile à placer dans l'action (et pas toujours dévastateur). Il semble en fait que les concepteurs se soient plus axés sur la dimension filmique de ces scènes que sur leur gameplay parfois très esquissé (quand soudain on découvre qu'on aurait pu ramasser un des rares troncs qui traîne pour faire l'âne avec ou qu'il aurait été possible de se suspendre a quelque chose pour ensuite se jeter dans la figure d'un T-rex affamé et le rouer de coups. Tout un tas de petites interactions manquent et celles présentent passent un peu aux oubliettes, c'est regrettable, peut-être ont-ils eu peur que les joueurs se perdent dans les commandes, s'accrochant par mégarde a des éléments de décors et ramassant des trucs sans faire attention (ça arrive déjà un peu dans le feu de l'action, malgré la rareté des éléments interactifs).

En bref, ces scènes sont belles, délirantes, jouissives même, mais très brouillonnes, en particulier celle à New York à la fin, qui sent très fort le manque de finition avec ses rues vides, sa géométrie taillée a la hache, son coté expéditif et parfois mal dirigé et son sommet d'Empire State Building pas du tout mis en scène (on aurait pu rêver d'une action tournoyante jouant d'angles et de rotations ébouriffantes filant le tournis au joueur comme dans la virevoltante conclusion du film ... et bien non, vous aurez droit à un vieux papier peint avec king kong qui se bat sur un angle fixe joli mais dont la stabilité confine au ridicule.

Après avoir écrabouillé quelques avions vous aurez vite fait de n'plus pouvoir rien faire et HOP a la trappe le king kong, on emballe rapidos un plan caca boudin pour conclure et c'est fini.

Même si je m'étale sauvagement, venons-en a ce qui fait que le jeu se récolte un 6 de ma part.
Déjà cette fin terriblement bâclée est difficilement excusable car si l'amusement ne tombe pas, ça sent fort le boulot précipité et on troque du potentiellement génial contre du très faible propulsé par l'élan terriblement dynamique du reste du jeu.
Si les situations sont variées tout au long de l'aventure, que les décors sont superbes, etc ... une sensation de répétitivité s'installe quand même curieusement, surtout du fait que l'aventure se voit souvent ralentie par la nécessité d'ouvrir toujours LES MEMES SATANEES PORTES, sans compter quand il faut chercher (très souvent) de foutus leviers faisant office de clé, ils ne sont jamais très loin mais devoir explorer 3 buissons pour les trouver, ça sent le rallongement artificiel de durée de vie ... surtout quand cela se reproduit extrêmement souvent.

Si d'apparence le jeu n'est pas vraiment répétitif (niveau visuel et situations) c'est dans le gameplay lui même que quelque chose pêche.
Il aurait sans doute fallu intercaler de vraies séquences d'exploration entre ces phases d'action réflexion rapide où le but est toujours d'avancer coûte que coûte à un rythme effréné.
C'est bien cette vitesse folle mais on a vraiment envie de dire au jeu de se calmer et de prendre le temps de souffler pour justement varier le rythme de l'action.
On aurait pu imaginer se voir lâcher un environnement légèrement plus vaste et libre à tenter de localiser les hurlements d'Ann et à se frayer un chemin à la machette en évitant de finir dans une crevasse dissimulée par la végétation, de mettre le pied dans des sables mouvants ou de tomber sur un dinosaure affamé qui traînait dans l'coin.
On aurait alors pu envisager la nécessité d'utiliser la boussole ou d'autres astuces pour mener l'expédition, toujours de façon aussi immersive.
Si une trop grande liberté aurait dénaturé le jeu et flingué son rythme, quelques passages auraient pu être par exemple de la nature que je décrivais ci-dessus ... plus lents et centrés sur l'idée d'exploration.

Il y aurait eu un tas de moyens de varier le gameplay mais c'est sans doute la précipitation et la volonté de faire une aventure dynamique à outrance (comme le film) qui y met un peu des bâtons dans les roues et le condamne a se répéter un peu trop.

Pour finir... là où ça n'va vraiment pas, c'est du coté de la rejouabilité.
Comme bien des jeux trop "linéaires", refaire l'aventure se révèle sans surprise, cela pourra être agréable mais, il n'y aura rien de nouveau a découvrir ni véritablement d'alternatives a essayer dans les séquences et ce ne sont pas les très maigres bonus qui y donneront un coup de boost a l'exception du stage select bien senti mais qui ne sauve pas le jeu de sa répétitivité ... au moins pourrez-vous vous refaire amoureusement toutes vos séquences favorites ... avant de vous en lasser a cause du point auquel elles sont scriptées :(.

TRES DOMMAGE et au prix d'un jeu neuf on peut quand même s'attendre a un produit fini et un peu plus rejouable que ça.

Il manque quelque chose a King Kong, un GROS quelque chose et c'est parce que le jeu aurait pu être véritablement anthologique si les mecs d'Ubisoft n'avaient pas eu de vilains impératifs de temps, que j'y fous un très méchant 6.

Nan mais sérieusement, imaginez un mode bonus où plusieurs joueurs puissent se boxer le nez en incarnant King Kong, un T-REX, une grosse chauve-souris, etc... dans des arènes interactives où les murs exploseraient, les arbres s'arracheraient et où tout pèterait de partout dans un déluge d'action. Puis imaginez un mode coop et un mode multi-joueur avec des objectifs et du deathmatch, ainsi qu'une aventure un tout petit peu moins linéaire.
Tout cela était a portée et n'a pas été fait.
C'est TERRIBLEMENT REGRETTABLE, mais bon, disons que la prochaine fois on l'aura ;p, je fais confiance a nos petits gars d'Ubisoft que j'aime d'amour vache et si l'un d'eux passe par ici un jour, qu'il me pardonne d'avoir été aussi sévère parce qu'ils font du super boulot (bizou a vous les gens d'Ubisoft que j'aime d'amour tendre et pur).

Également adapté sur Xbox, Xbox 360, PC, GameCube, PSP, DS , GBA

Notes et commentaires des joueurs

Yahiko

Ben lui, heuresment que je ne l'ai payé que 20€... King Kong est une bonne adaptation du film, c'est vraiment sympa la première heure mais après on est vite pris de morosité face à la répétitivité du level-desing qui se résume à des couloirs et des grottes et on crame des ronces pour avancer dans une jungle mal conçue.
On affronte des bestioles insectoides toujours de la même façon : A la lance, quand on des (rares) munitions avec une des 4 arme a feu et basta... La seule petit "innovation" sympatoche, bien que légère, est la présence de la chaine alimentaire.
Les phases avec King Kong son pénibles et cassent complètement le rythme du jeu. La maniabilité avec le gorille est lourde, les phases sont lentes...
De plus le jeu a un replay value assez faible malgrès les bonus à débloquer.
Par contre on pourra noter un jeu plutôt joli (si l'on oublie la répétitivité des décors) avec certains plans qui laissent rêveur.
Bref, pas de quoi foueter une Kékidi... euh pardon ! Un chat, on était en mesure d'en attendre plus de Michel Ancel (le papa de Rayman et de Beyond Good & Evil).

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