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Le projet Veda ?

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Le résultat est un formidable outil pour découvrir d'anciens jeux, remis au goût du jour ou méritant un détour.

Shadow of the Colossus sur PlayStation 2

Shadow of the Colossus

Shadow of the Colossus (PlayStation 2)

  • Auteur du test : Strider
  • Proposé le mercredi 11 janvier 2006
  • Modifié le dimanche 14 septembre 2008
  • Éditeur : Sony
  • Année : 2006
  • Genre : Aventure
  • Nombre de joueurs : 1
  • Note du testeur : 8/10
  • Note générale : 8.38/10

Test de Shadow of the Colossus

A l'heure où je teste ce jeu il n'est pas encore sorti de ce côté ci du globe et si j'en crois le calendrier il n'arrivera qu'en février. C'est assez lamentable quand on sait que cette merveille est disponible depuis de nombreux mois en version US et encore plus au Japon.

Bon mais passons et venons en aux faits après ce petit coup d'gueule. Si vous avez déjà eu cette merveille entre les mains ou si vous découvrez mon test après sa sortie européenne et avez pu vous faire les dents dessus, vous devez me trouver vachement pète sec d'y coller un 8, surtout si vous avez lu quelques uns de mes autres tests et constaté à quel point je me montre sympa avec certaines âneries que d'autres n'hésiteraient pas à trucider. Mais bon, j'estime qu'il faut savoir se montrer sévère surtout avec les chefs d’œuvre, car si évidemment Shadow of the Colossus est au même titre qu'Ico (son prédécesseur) un jeu immédiatement CULTE, c'est avec le mètre étalon qui convient qu'il faut l'évaluer et non en le foutant en comparaison avec des titres plus modestes ou "normaux" (car oui c'est un titre à proprement parler EXTRAORDINAIRE).
Trêve de radotage.

KEZAKO:

Shadow of the Colossus raconte l'aventure épique et émouvante de Wanda un jeune amoureux ayant perdu son aimée, se rendant dans un palais fantomatique perché au bout du monde dans l'espoir de demander à l'étrange entité connue sous le nom de Dormin de rendre la vie à sa fiancée. La créature demande pour ce faire que Wanda détruise 16 colosses représentés par des statues gigantesques dans le temple et qui ne s'effondreront qu'à la mort de leurs avatars.

C'est bien entendu ici que le jeu commence. Avec votre cheval (merveilleusement animé et disposant d'une IA remarquable), votre épée de lumière (qui vous indiquera la direction à suivre au travers des vastes terres du bout du monde, et qui se révèle également être la seule arme capable de blesser les colosses), votre arc et vos petites paluches capables sur une pression de gâchette et dans la mesure de votre "grip" de vous accrocher aux parties les plus velues des colosses (ne rien y voir d'obscène), vous vous lancez à la recherche des 16 boss tous plus épatants les uns que les autres.

Le jeu, très contemplatif, présentant des décors d'une majesté esthétique incomparable dans le monde du jeu vidéo (si ce n'est éventuellement avec Ico) prend le parti de vous plonger dans un monde silencieux, balayé par le vent, dans lequel vous ne rencontrerez que quelques aigles, lézards et autres discrètes et rares formes de vie animale. Ce sanctuaire naturel d'une splendeur à couper l'souffle sera le terrain de vos recherches pour trouver, exhumer, réveiller les nombreux colosses faisant figure de véritables énigmes sur pattes. Des monuments vivants qu'il importera de vaincre pour espérer arriver au terme de l'histoire. Extrêmement variés on ne peut que s'émerveiller du point auquel chacun d'eux se révèle unique, bien pensé et de quelle façon le jeu gère brillamment la progression de sa difficulté et les possibilité de son gameplay pourtant très simple.

Il faudra bien comprendre et utiliser le décor, faire preuve de ténacité et de courage, se révéler patient et observateur pour percer l'énigme que représente plus le fait de devoir escalader les divers géants que de les abattre. Face à certains vous vous retrouverez dans la position du chasseur alors que d'autres plus agressifs vous traqueront et il vous faudra alors réfléchir aux feintes éventuelles pour leur grimper dessus.

Un spectacle hallucinant:

Chacune de ces rencontres pharaoniques est l'occasion d'une mise en scène grandiloquente et théâtrale accompagnée de thèmes épiques somptueux qui viennent encore plus vous emplir de courage alors que vous vous maintenez tant bien que mal sur les véritables forteresses vivantes qu'il vous est donné de gravir. Lors de ces scènes d'escalade terriblement impressionnantes la caméra se place et cadre avec une élégance et une souplesse si rare que le concept même de mise en scène cinématographique en jeu vidéo semble trouver ici sa nouvelle référence et si des jeux tels que Resident Evil 4 ont adoptés des techniques de changement de mise au point de la focale et des méthodes très "caméra à l'épaule" pour présenter l'action, Shadow of the Colossus surclasse cette mise en scène déjà brillante et s'offre comme la première aventure vidéo ludique "réalisée" en temps réel dans sa mise en scène.

On remarquera lors des chevauchées dans le vaste terrain du jeu que la caméra effectue un excellent travail de cadrage, disposant le personnage à droite ou à gauche de l'écran dans les vues postérieurs au cadrage serré et traçant des horizons lointains perdus dans des perspectives fuyantes ébouriffantes de profondeur, elle adopte des angles plus plongeants et lointains dans certaines étendues désertiques et à proximité de lieux démesurés ou encore des angles serrés en légère contre-plongée dans les étouffants canyons sombres et humides à traverser.

Du grand art, réellement inspiré du cinéma et de ses méthodes, enfin un jeu présentant un vocabulaire de mise en scène travaillé dans des intentions filmiques et artistiques claires pour faire ressentir au joueur la démesure écrasante et envoûtante d'un monde sorti d'un rêve et qui l'entoure le temps de cette aventure onirique... on est tellement loin des traditionnels soucis d'angles choisis pour leur jouabilité qu'on s'étonne que le jeu ne soit pas juste beau mais incontrôlable. Pourtant voilà, ça fait mouche, élégant, lisible, jouable, rien à redire, un nouveau standard de la mise en scène dans le monde des jeux vidéos.

Ce travail de mise en scène constant et très réfléchi s'effectue également lors des combats évidemment... et là , la splendeur est telle et il y aurait tant de choses à dire, que je préfère vous laisser découvrir et ne rien spoiler du tout.

Une caméra aux frontières du réel:

Malgré ce travail énorme de mise en scène qui pourrait bien sûr figer la caméra dans des images pensées à l'avance, la caméra se révèle tout de même être l'une des plus libres du moment. Le joystick droit autorise en effet le joueur à effectuer à sa guise des rotations à 360° centrées sur son personnage, l'une des gâchettes vous permet de zoomer, et comble du comble, lors des combats contre les colosses, une autre vous permet de choisir de centrer la caméra sur le colosse ou de la laisser sur vous et c'est encore l'occasion de découvrir tout un fabuleux travail sur les angles et les effets de perspective.

Les errances au travers du pays ne sont pas non plus en reste. Le cheval avance à l'allure que vous souhaitez selon le nombre de pressions maintenues du bouton X que vous effectuez, il vous est ensuite permis d'orienter à votre guise la caméra dans des angles très photographiques pour contempler les paysages méticuleusement conçus alors que votre destrier avance tout seul comme un grand et emprunte naturellement les itinéraires vers lesquels vous le dirigez. Pour exemple, si vous désirez traverser un pont sans barrières perché au dessus du vide et bien sinueux, orientez le dessus et laissez le galoper, pas d'inquiétude il ne se jettera pas dans le vide... pas folle la bébête, pareil dans les divers canyons, surveillez simplement qu'il prenne bien les bons embranchements, du reste savourez les décors à contempler qui vous sont offerts.

Un excellent travail pour ne pas gâcher l'aspect ouvertement contemplatif et dépaysant du jeu. Shadow of the Colossus, en plus d'un plaisir ludique, est un révolutionnaire plaisir des yeux.

Oui mais:

Mais maintenant venons en à ce qui m'a mené à coller un méchant 8 au jeu plutôt qu'un 10.

La beauté et l'immensité (sans chargement et avec tout le terrain constamment visible surtout depuis les hauteurs... genre les crânes des colosses) ça se paye au prix fort sur PS2. Le jeu dispose donc constamment d'un framerate toussotant et parfois même d'un clipping assez grossier qui s'esquisse rapidement au détour d'un angle de caméra (rare mais parfois voyant). On sent que les concepteurs ont tout fait pour limiter les dégâts, mais les faits sont là, Shadow of the Colossus saccade légèrement et constamment, sans parler des moments où ça fait bien plus mal et où soudain la caméra se perd un instant dans des recoins pas vraiment utiles. Ce dernier phénomène est heureusement assez rare, surtout chez un joueur avec les contrôles bien en main qui pour sa part prendra sûrement plaisir à mettre en scène sa propre aventure en temps réel en faisant jouer la caméra pendant l'action si ça l'chante.

Le jeu est court, c'est la critique la plus fréquemment émise, mais quand on voit comme le scénario est rondement mené, il s'apparente clairement plus à un film qu'à un roman fleuve. Personnellement c'est une recette que j'aime, un bon petit jeu d'une dizaine d'heure rejouable dans plusieurs difficultés avec tout un tas de secrets à débloquer et aucun temps mort ou passage lourdingue en court d'aventure, mais certains préfèrent tout de même les jeux énormes... alors soit... et aussi quand on voit à quel point on ne peut s'arrêter jusqu'au dénouement une fois ce bijou entre les mains, il semble presque naturel d'implorer encore plusieurs heures d'un tel plaisir de jeu.

Des choses à débloquer il y en a dans Shadow of the Colossus, mais celles à débloquer dans une difficulté ne le sont pas dans une autre, ce qui fait que vous ne pourrez jamais tout avoir dans une seule et même partie. Très dommage, les items à débloquer à partir de la seconde partie en jouant en time attack sont pourtant très amusants quelle que soit la difficulté choisie (parachute, flèches explosives, harpons, cartes des arbres fruitiers ou des lézards augmentant votre barre de vie et votre GRIP, etc.).

Une fois les routines connues pour piéger les colosses, refaire le jeu, même dans des difficultés très élevées devient trop simple... il y a pourtant des variantes aux approches des monstres, des méthodes très spectaculaires envisageables pour les abattre, cependant horsmis le time attack, rien d'autre que votre bon plaisir ne justifie vraiment des angles d'attaques plus délirants... il aurait pourtant été envisageable de proposer des variantes de points faibles des colosses et qui sait un choix aléatoire de ces zones sensibles pour forcer sans cesse les joueurs à redécouvrir et repenser leurs approches des merveilleux boss du jeu. Une idée parmi tant d'autres pour que cette superbe fleur ne se fane pas trop vite.

Siouplé, ENCORE !!!

Si le jeu n'avait pas vraiment besoin d'être PLUS LONG, il aurait clairement pu trouver des astuces pour se forger une rejouabilité à toute épreuve avec des idées supplémentaires à celles déjà incluses et ça fait d'autant plus mal que BON SANG on aurait envie de rester accroché sur ce titre pendant encore beaucoup plus de temps.

Reste plus qu'à se laisser envoûter par ce que le jeu offre et à attendre l'édition collector proposant en bonus la très différente première version du jeu (où le joueur dirigeait un groupe de jeunes chasseurs élaborant des stratégies pour abattre les géants). Nico que ça s'appelait (heureusement que c'est pas le nom définitif), soyez gentils, messieurs de Sony, ne nous oubliez pas... mais vu le retard pris par Shadow pour sortir en Europe... on peut légitimement avoir peur.

ENFIN (oui je conclue):

Ce jeu, bien que magistral, s'adresse à n'en pas douter à un public de gamer vraiment TRES CIBLE (au même titre qu'ICO). Impossible de coller un 10 sur un titre qui aura en fait peu de chances de satisfaire tout l'monde. Dommage parce que voilà bien le jeu le plus rafraîchissant de l'histoire du jeu vidéo, la grosse prod marginale du moment et sans doute pour longtemps, un plaisir à savoir savourer.

Et pour son autisme j'y colle -1 point + pour ses menus défauts -1... donc 8 en note définitive même s'il s'agit désormais d'un de mes grands jeux fétiches au côtés de Snatcher , Rondo of Blood, Symphony of the Night, MGS, Silent Hill, Zelda et compagnie.

Notes et commentaires des joueurs

manulelutin

hum.
9.
9 car le jeu aurait pu aller plus loin, et qu'effectivement, ca ne peut pas plaire à tout le monde.
Ca c'est pour l'objectivité.
si j'étais complétement détaché et objectif, en fait comme stryder j'auarsi mis 8.
mais même en faisant un gros effort, je peut pas aller sous le 9.
parceque ce jeu pousse a la subjectivité. a l'introspection.
en fait a l'emerveillement.
si je devais mettre une note subjective, proportionnel au ressentie, à la decouverte pad en main, une notation numerique n'aurait aucun sens.
une note ne répresente pas ce jeu.
aller l'acheter c'est un ordre. point.

G2LOQ

Un titre magnifique qui a réussi sans peine à me toucher malgré ses quelques faiblesses techniques. Le fait d’avoir dépasser les carcans imposé au jeu comme s’être débarrasser de ses ennemis qui sans même savoir pourquoi vous attaque avec une opiniâtreté qui ne prend fin que par leurs morts. Quel plaisir de voyager sans crainte et de profiter des paysages magnifique qui ce déroule sous nos yeux. Un titre définitivement à part à qui sans la moindre objectivité, je vais affubler un dix. Un jeu qui jusqu'à sa splendide séquence de fin aura su créer de vrais émotions chez moi.

The Jedi

Un jeu qui est sans contexte magnifique et captivant. Mais peut-être "trop" magnifique au point de faire ramer la console de temps à autre, on sent des chutes de framerate assez fréquentes mais ça ne gâche en rien le plaisir de jeu. Les mouvements de caméras n'auront jamais autant donné de dynamisme à l'action, l'approche et l'escalade des colosses sont épiques sans parler des musiques ... sublimes.
-1 pour les ralentissements
-1 pour la durée de vie qui malgré le plaisir procuré, reste trop faible pour un jeu aussi plaisant. On en redemande sans cesse !

Neptune

Une chose est sûre, Shadow of the Colossus n'est pas un jeu d'aventure habituel. Pas d'inventaire, pas d'objets, pas d'habitants (et encore moins de villages), pas de donjons, pas de quête annexe, un seul but: tuer des colosses (ou ramasser des lézards de temps à autre). Dans l'ensemble, j'ai trouvé Ico bien plus novateur et captivant; le fait de protéger une jeune fille tout au long de son périple est quand même plus intéressant que de se fritter tout seul avec une armada de colosses complétement idiots. De grandes plaines sans fin servent à galoper un peu n'importe ou en s'aidant d'une carte du monde peu détaillée afin de trouver le repaire de chaque monstres, ça c'est le bon côté des choses si je puis dire. Une liberté offerte qui s'annonce enthousiasmante, mais dont je me lasse au bout de quelques heures de jeu à peine! En effet, car dans Shadow of the Colossus, il n'y a rien d'autre à faire que de chercher et tuer ces satanés colosses. Quel est alors l'interêt de réaliser un tel jeu ? Les graphismes sont impressionnants tout comme les animations, mais je n'ai rien trouvé de vraiment exaltant, à part peut être cette touche propre au chef d'oeuvre Ico, une ambiance apaisante à souhait. Alors voila, on s'enchaine très vite les colosses et la manière dont il faut trouver leur point faible est bel et bien différente, mais la façon de les tuer est à l'inverse très répétitive. Les environnements grandioses sont évidemment l'un des point fort de ce jeu, mais ça n'a pas suffit à me séduire. Les nombreux bugs de caméra et surtout cette maniabilité abusément pénible du héros lorqu'il s'agit d'escalader les nombreuses murailles ainsi que les colosses est crispante et rend le jeu diablement énervant. Il est rare de saisir l'angle de vue que l'on souhaite lors des affrontements et c'est un défaut plutôt majeur pour un jeu qui se veut spécialisé dans ce domaine. Cependant, on s'amuse bien à ridiculiser ces grosses bestioles qui n'ont rien demandé, et le plaisir de jeu est bien la. Unique dans sa forme et son fond, et très réussit artistiquement, ce jeu manque à ne point douter de propreté dans son gameplay. Entaché par des bugs récalcitrants et irritants, mon avis reste assez mitigé mais je reste globalement sur ma faim. Amusant mais pas commode, tout est dit.

Ce jeu est plutôt court oui, mais c'est de toute beauté, les batailles contre les colosses sont superbement animées et ponctuées de joli morceaux de musique dans les moments clés.
L'originalité et le defi proposé poussent ma note à 9.

guiluge

La réalisation est absolumement somptueuse, la PS2 montre qu'elle en a dans les tripes, et l'esthétique est soignée.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance et le sentiment de liberté que procure ce jeu, un peu moins en revanche son contenu un peu creux.
Le premier colosse fout une énorme claque (un grand moment de jeu vidéo), mais pour les suivants le soufflé retombe bien plus vite, d'autant plus vite qu'il n'y a que ça à faire.

Mais rien que de se balader dans ce monde vaut le coup!

Mafio

Un jeu grandiose est poétique qui est l'un des jeux Ps2 que l'on se doit de posséder.

Il serait parfait sans une maniabilité parfois excentrique et un framerate catastrophique lors de certaines actions.

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