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Entomorph : Plague of the darkfall sur PC

Entomorph : Plague of the darkfall

Entomorph : Plague of the darkfall (PC)

  • Auteur du test : Kenseiden
  • Proposé le dimanche 27 novembre 2005
  • Modifié le dimanche 4 décembre 2005
  • Éditeur : SSI
  • Année : 1995
  • Genre : Role Playing Game (RPG)
  • Nombre de joueurs : 1
  • Note du testeur : 5/10
  • Note générale : 4.5/10

Test de Entomorph : Plague of the darkfall

Tout comme Thunderscape, Entomorph prend place dans l’univers des mondes d’Aden, un monde heroïc-fantasy assez différent des classiques royaumes oubliés. C’est donc dans cet univers, d’apparence tropicale, que se placera la trame d’Entomorph, et plus particulièrement l’île de Phoros, une contrée paisible où les lourds travaux agricoles sont réalisés par des coléoptères géants domestiqués, les Jagteras.
La vie se déroulait en parfaite harmonie jusqu’à ce que survienne la « pluie sombre » qui vit la disparition de tous ces braves scarabées de somme. Dix ans plus tard, les jagteras sont de retour, mais ils sont à présent assoiffés de sang et s’en prennent violemment aux communautés humaines du coin. Le héros de l’heure, Squirre Warrick, est justement en visite familiale sur l’île depuis quelque temps, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une invasion d’insectes dans les rues de son village natal. Après avoir aidé la population à repousser les créatures, le voilà promu seul espoir de l’île avec pour mission de déterminer et d’anéantir la source du problème. Source qui sera à chercher du côté de l’aristocratie dégénérée de Phoros, qui semble apprécier d’utiliser la magie noire à des fins inavouables.

Les combats peuvent survenir en très grand nombre, vu la masse grouillante d’insectes agressifs qui infestent Phoros, mais il sera généralement possible d’en éviter la majeure partie. Les insectes ne sont guère réputés pour leur intelligence et, tant que vous restez à bonne distance ou reculez devant les mouvements agressifs de ces antipathiques invertébrés, vous pourrez généralement passer sans encombre. Heureusement, car se battre n’est guère passionnant : vos victoires ne vous permettront pas de faire évoluer votre personnage. Il est impossible de faire évoluer votre personnage, de lui acheter de l’équipement ou des armes. La seule force de Warrick réside dans ses coups de poing, ainsi que dans les quelques pouvoirs magiques qu’il aura à sa disposition et pour lesquels il devra piocher dans sa réserve de mana. Plus tard, il sera également possible de bénéficier de quelques caractéristiques insectoïdes vu que Warrick devra se résoudre à devenir, au moins en partie, l’une des créatures contre lesquelles il lutte. « Pour vaincre la guerre, faut devenir la guerre » prédisait voici plus de 20 ans un célèbre penseur de l’armée américaine Il avait raison, le bougre.



Réalisation technique

Le style graphique choisi est assez particulier, avec une tendance réaliste mais des couleurs particulièrement vives qui donnent parfois un résultat assez surprenant. Les décors sont plutôt détaillés mais, si les insectes géants sont représentés avec un grand souci du détail, on ne peut pas en dire autant des humains. Warrick paraît un peu difforme mais, surtout, on a du mal à s’attacher à ce personnage sans relief, sempiternellement vêtu d’une ridicule jupette rouge, qui flanque de grosses beignes à ses adversaires à carapace avec la grâce du catcheur moyen. La bande sonore, sur CD-Rom, est en revanche d’excellente facture, épique mélange de hard rock et de thèmes heroic-fantasy très rythmés, mais on regrette qu’il n’y ait aucune voix et que les bruitages soient simplifiés à l’extrême. Bien plus que des RPG dont SSI était coutumier, on se rapproche en fait d’un jeu de type Zelda, en considérablement plus limité. La jouabilité n’est pas vraiment au top : on éprouve parfois des difficultés à éliminer les adversaires, vu la lenteur et le manque de souplesse du système de combat, ce qui fait que, comme indiqué plus haut, on évite autant que possible ces derniers, qui ne rapportent de toute façon aucun avantage.

En bref : 11/20 Malgré un scénario et un univers, qui auraient pu rendre le jeu réellement passionnant, et une réalisation peu impressionnante mais qui reste décente, Entomorph reste un programme en demi-teinte, surtout digne d’intérêt parce que les jeux de ce style sont assez rares sur PC. La progression est assez dirigiste, et il n’est guère besoin de se creuser la cervelle pour progresser dans le scénario, qui se rapproche en fait davantage d’un jeu d’action que d’un jeu d’aventure ou d’un RPG. Mais surtout, on ne s’attache vraiment pas au personnage principal, dépourvu de tout charisme, et le fait de ne pouvoir combattre qu’à mains nues est très décevant, d’autant plus que la maniabilité n’est franchement pas au top niveau. Un semi-déception donc, surtout vu la profusion de RPG bien plus complexes et passionnants que l’on trouve sur PC.

Notes et commentaires des joueurs

Sigfrodi

Une grosse déception pour ceux qui étaient habitués aux autres jeux inspirés de D&D de SSI de l'époque (Dark Sun, Dark Queen of Krynn etc)... Peu charismatique malgré un univers étrange, Entomorph est trop limité sur tous les points, trop linéaire... La réalsiation technique est correcte mais pas fabuleuse... Etrange choix d'ailleurs que d'avoir sorti le jeu sous Windows 3.1 et non MS DOS, c'était assez rare à l'époque...

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