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Untold Legends : La Confrérie de l'Épée sur PSP

Untold Legends : La Confrérie de l'Épée

Untold Legends : La Confrérie de l'Épée (PSP)

  • Auteur du test : RuFo_ThE_oNe
  • Proposé le lundi 10 octobre 2005
  • Modifié le lundi 10 octobre 2005
  • Éditeur : Sony
  • Année : 2005
  • Genre : Role Playing Game (RPG)
  • Nombre de joueurs : 4
  • Note du testeur : 5/10
  • Note générale : 5/10

Test de Untold Legends : La Confrérie de l'Épée

Au milieu des 15000 jeux de caisses, sport et puzzle-games que comptait déjà la PSP à sa sortie, un seul jeu proposait un univers heroïc-fantasy où des gros monsieurs avec des balafres plein la gueule et des haches, épées et couteaux suisses plein la besace doivent affronter des gentils monstres tout verts et visqueux qui n'ont rien demandé à personne au fond de leur caverne.

* Hack'n Slash
Rien à voir avec l'action de pirater un logiciel quelconque, le hack'n slash est un genre de jeu assez peu fleuri mais avec d'énormes hits en catalogue tout de même : Diablo, Champions of Norrath pour ne citer qu'eux. Le H&S est donc ce genre de jeu où l'on incarne le héros de base des mondes féeriques et où l'on castagne du streum à gogo en faisant monter son XP à vue d'oeil ainsi qu'en prenant soin, bien sûr, de ramasser une foultitude d'items et d'équipements en tout genre. Oui, Untold Legends est ce genre de jeu.

* Les Légendes Pas Racontées (Par à coté ?)
L'histoire se déroule dans le pays d'Unataca en une certaine date (calendrier PSPien). Chaque année, la coutume veut que l'on élise la miss Couronne du millésime ainsi qu'un Gardien.
Blablabla...
Un jour, alors que vous cuvez tranquillement votre cervoise à la taverne du coin, un homme affolé annonce à la populace que des araignées géantes sont devenues folles et qu'elles attaquent tout ce qui bouge! Flippant, non? On dirait le scénario du film Arachnophobia. Bref, comme vous avez été élu Gardien du pays, vous devez donc vous coltiner le boulot de nettoyage qui s'impose.

* Les Légendes Pas-citées (Passivité ?)
Alors là, carrément pas, vous allez en casser du monstre c'est moi qui vous le dit. Bon j'avoue, le scénario est loin d'être aguichant mais bon, un hack'n slash c'est un peu comme un FPS, tant que ça bastonne...
Au début du jeu, vous devez tout d'abord créer votre avatar parmi un choix de quatre classes : alchimiste, druide, chevalier ou barbare. Chaque classe représente bien sûr les stéréotypes du JDR : le chevalier est moyen en tout, le druide est un caïd de la magie, etc. Vient ensuite, l'attribution des caractéristiques : force, agilité... On est en terrain archi-connu.
Hop, nous voici dans le monde d'Unataca.

* Les Légendes Pas Contées (Pas contentes ?)
Bon, on a planté le décor, parlé de la création du perso, reste le jeu en lui-même. Eh bien, autant Mario et Sonic sont deux jeux totalement différents et pourtant ils appartiennent à la même catégorie de jeu (plates-formes), autant peu de choses différencient un hack'n slash d'un autre hack'n slash. Ce qui fait essentiellement la différence, ce serait surtout l'habillage de la chose.
- Parlons graphisme, certainement le point majeur du jeu : UL s'en sort franchement bien. Les persos et monstres sont bien modélisés, les textures sont jolies (quoiqu'un chouia ternes), les effets 3D étincelants à souhait.
- Le level-design quand à lui ne casse pas trois pattes à un canard... C'est vide... Mais vide... Par contre, les donjons et autres cavernes sont générés aléatoirement (comme Diablo) ce qui empêche toute création de carte et peut encourager à retenter l'aventure avec une autre classe de personnage.
- La musique quand à elle est un modèle... de médiocrité. C'est chiant à mourir, ultra répétitif et pas franchement entraînant, même un bon Zelda sur Gameboy sied mieux aux oreilles. Les bruitages rehaussent un peu le niveau. Rien de bien transcendant mais ça colle bien à l'image.
- La maniabilité bénéficie de 2 atouts non-négligeables :
1) environnement en full-3D
2) jouable au stick analogique
Le tout rend une maîtrise parfaite du personnage avec en plus, la possibilité de faire tourner la caméra sur des angles de 45°.

= GRAPHISMES = 5/10
Pris indépendemment, les personnages, les monstres ainsi que les magies ont de la gueule. Mais les textures des décors trop peu détaillées ainsi que le manque de richesse au niveau de l'habillage des donjons laissent à désirer.

Une dernière chose à noter : notre version française souffre aussi d'un défaut assez inattendu mais pas franchement surprenant (on est habitué) : la traduction. Il ne sera pas rare que votre gros barbare au crâne rasé et aux muscles saillants soit appelé "Guerrière".

= MUSIQUES & SONS = 3/10
THE gros défaut de ce titre. Ça couine, ça "pouet", ça "tsouin-tsouin" mais ça n'est absolument pas inoubliable. Les effets spéciaux sont bien rendus, mais sans plus.

= MANIABILITÉ = 8/10
Un des très bons points de ce jeu. Notre bourrinoman répond au doigt et l'oeil. Les commandes ne sont pas compliquées à retenir même si le panel des coups est très limité.

= DURÉE DE VIE = 5/10
Potentiellement énorme grâce à la création aléatoire de donjon, la durée de vie souffre quand même du principal trait de caractère inhérent aux H&S : la répétitivité. A noter tout de même qu'il est possible de se lancer dans l'aventure à 4 en mode coopératif.

Pour conclure, UL a tout de même le mérite d'être le seul H&S actuellement sur PSP. Disposant d'une durée de vie conséquente, UL souffre de gros défauts qui lui font perdre énormément de points : un scénario soporifique, une bande-sonore composée par un sourd (pas aussi talentueux que Beethoven malheureusement) et de donjons aussi vides que le cerveau des Jackass.

Notes et commentaires des joueurs

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