La Super NES
Contexte et histoire de la console
La SNES débarque dans un marché avec peu de concurrence en 1990
au japon (1991 aux US), deux ans après la Megadrive / Genesis. Malgré ce "retard" (les NES et Game Boy se vendaient
encore très bien), la nouvelle console de Nintendo fit un carton. Il existait 3 versions :
la Super NES en Amérique du Nord (apparence carrée, blanche et violette), la Super Famicon au Japon (plus arrondie) et la Super Nintendo en Europe telle que nous la connaissons.
La Super Nintendo supplanta la Megadrive de par ses capacités techniques, seule l'Angleterre ayant préféré la Megadrive à la console de Nintendo. Une version redessinée, plus petite de la console fut commercialisée
en attendant la Nintendo 64 qui se faisait désirer.
Caractéristiques techniques
- 256 couleurs affichées dans une résolution de 512*448 pour 64Ko de mémoire vidéo.
- Processeur 16-bits cadencé à 3.57Mhz (peu comparé à la Megadrive : 8Mhz)
- Support cartouche
Le CD n'étant que peu répandu, le support cartouche fut adopté. De plus, Nintendo était à l'origine de ce brevet et seul fabriquant officiel de ce support, ceci jouait donc à son avantage. A noter que la firme japonaise a bâti une bonne partie de sa fortune sur les cartouches. En effet, à chaque vente, Nintendo percevait une commission (royalties). - Mode 7
Mode graphique usé et abusé pour simuler la 3D sur Super NES et maintenant, sur Game Boy Advance. Il fournit des fonctions graphiques avancée pour l'animation des sprites : rotation et zoom notamment. Bien utilisé, le mode 7 permet par exemple des survols de paysages virtuels, d'avancer dans une ville en "3D", le tout en n'utilisant pourtant que des éléments 2D. Quelques jeux à en bénéficier : PilotWings (simulation de vol), Mario Kart, Secret of Mana (lors du survol de la planète) et de nombreux autres jeux. - SuperFX
Processeur implémenté directement dans les cartouches pour plus de puissance. Elle amenait la console à une puissance d'un peu plus de 10MHz. Le premier jeu à en bénéficier fut StarWing, en véritable 3D. Pour l'époque, cela relevait de la prouesse technique et en laissait plus d'un rêveur. - émulation Super NES,émulateurs Super NES et fiche technique Super NES
Accessoires
Super Scope
En forme de bazooka, même utilisation que le pistolet sur la NES mais très peu de jeux utilisèrent le principe. Une cartouche de 6 jeux étaient fournie avec et d'après ce qui s'en dit, l'utilisation de cet accessoire se révélait très inconfortable et douloureuse pour l'épaule.
La souris
Utilisée dans Mario Paint et dans quelques autres jeux.

Le Super Game Boy
Permettait de jouer à ses jeux game boy en couleur sur sa SNES. Ce Super Game Boy avait la forme d'une cartouche traditionnelle avec un endroit évidé pouvant contenir la cartouche Game Boy.
Une deuxième version sortit en 1995 (ou 1998, à vous de me le dire). De couleur translucide, elle permettait cette fois d'utiliser le Câble Link. On pouvait donc relier le Super Game Boy 2 à sa propre Game Boy pour jouer à plusieurs.
Ce fut le succès de Pocket Monsters (maintenant nommé Pokémon) qui poussa à la commercialisation de ce produit. Malheureusement (ou heureusement ?), il ne sortit qu'au Japon.

Adaptateur
Les cartouches européennes, japonaises et américaines avaient des formats différents. Cet adaptateur permettait de palier à ce problème. Un autre type d'adaptateur différent a également vu le jour mais il fallait posséder à la fois la cartouche européenne et la cartouche étrangère.

L'ovni SatellaView

Vous n’avez jamais tenté de regarder sous votre super NES ? Une
connectique était prévue pour y emboîter une extension :
le Satellaview. Le même principe a été gardé sur
la N64 pour le 64DD. Le point commun est que ces supports ne sortiront jamais
ailleurs qu’au Japon.
Pour en revenir au Satellaview, ce système permettait de télécharger
des jeux par des signaux télé (sur la chaine japonaise St GIGA).
On pouvait même aller dans des magasins, charger les jeux sur des cartouches
vierges et y jouer chez soi. Le tout pour 7.5€.
A ce prix là, ce n’étaient pas tous des jeux complets mais
souvent des jeux en épisodes. Tel était le cas de BS Zelda, reprise
du premier Zelda sur NES, dont les donjons étaient débloqués
au fur et à mesure par Nintendo.
Cette aventure fut stoppée prématurément suite à
l’échec de Sega et du Mega-CD et cela, malgré le fort soutien de Square et Nintendo.

Super NES Playstation
Ce projet de console avec un support CD était déjà né avant que la conception de la Super Nintendo ne soit commencée !
Sony et Nintendo s'étaient déjà associés pour la puce audio de la SNES. Cette fois, Sony était chargé
de la conception du module CD mais deux problèmes se posèrent. Le premier : Philips s'est mélé de l'histoire
et un contencieux s'est créé entre les 3 firmes. Deuxième problème : Sony voulait également produire la console
mais en "tout en 1", en plus de l'extension que constituait le module CD.
Le projet tomba donc à l'eau et Sony décida tout de même de rentabiliser sa recherche en commercialisant SA console que tout le monde connaît.

Meilleurs jeux, les plus vendus
- Super Mario World
Premier jeu disponible, un hit ! Un pack contenant la console & le jeu a été édité. - Street Fighter II
Grâce au succès du jeu en arcade. A également bénéficié d’un pack. - Super Mario Kart
Principe de jeu fun et délirant, maintes fois copié. - Zelda : A Link to the Past
Un des meilleurs, voir le meilleur, jeu de la saga. - Super Metroid
- Secret of Mana
- Tales of Phantasia
- Donkey Kong Country
Anecdotes et chiffres
- 46 millions de consoles vendues dans le monde, contre 36 millions pour la N64
- un catalogue de plus de 700 jeux
- 300 000 ventes de console en quelques jours après le lancement.


