Castlevania : Playstation, 3D, aventure et RPG
HARMONY OF DISSONANCE
Date de sortie : 2002
Plate-forme : Nintendo Gameboy Advance
Un an après Circle of the Moon, Konami récidive avec Harmony of Dissonance. Produit par IGA, déjà responsable de Castlevania Chronicles et ayant participé au développement de Symphony of the Night sur Playstation, on se rapproche plus encore de ce dernier que ne l'avait fait Circle of the Moon, ce qui à la base ne manquera pas de ravir les fans!
Le scénario nous projette 50 ans après Castlevania 2, dans lequel on se souvient que Simon Belmont avait rompu la malédiction qui pesait sur lui et sa descendance en retrouvant les reliques de Dracula et en exterminant une nouvelle fois le sombre personnage. Notre héros, Juste Belmont, petit-fils de Simon, s'est donné pour quête de retrouver les reliques perdues de Dracula afin de les mettre en sécurité. Avec son teint blafard, ses airs de bishoujo, sa longue chevelure aussi blanche que son visage et sa façon de se saper, Juste ne manque pas de rappeler le fils de Dracula, Alucard que l'on avait eu l'occasion de diriger dans Castlevania 3 et dans Symphony of the Night. Si cette ressemblance est certainement justifiable par le patrimoine génétique de la famille Belmont, fondée par l'union d'Alucard et de Sonia, on l'expliquera surtout par des raisons marketing : Alucard reste sans doute le personnage le plus charismatique de la série (à défaut d'être aussi emblématique que Simon). Mais laissons là ces considérations et reprenons le cours de l'histoire, histoire qui commence alors que Maxim, ami d'enfance de Juste rentre grièvement blessé d'une expédition. Fortement secoué par ses blessures, Maxim ne se souvient que de deux choses : leur amie commune, Lydie, a été enlevée et le lieu où s'est accompli le rapt. Se saisissant du Vampire Killer légué par son grand-père, Juste se laisse alors guider par Maxim vers ce qui se révèle être le château de Dracula, non sans être troublé par le comportement quelque peu instable de son ami...

Juste

Maxim

Lydie

La Mort

Dracula
Si Juste ressemble physiquement à Alucard (la classe en moins), il est armé du fouet traditionnel des Belmont. Outre celui-ci, on retrouve les classiques armes secondaires des autres épisodes. Ces armes demandent toujours l'emploi de petits coeurs pour pouvoir être exploitées. La magie est toujours présente, mais le système de cartes employé dans Circle of the Moon a ici disparu. Désormais, le joueur a la possibilité de trouver des grimoires élémentaux (feu, air...) répartis dans le chateau. Ces grimoires sont utilisés en conjonction avec une arme secondaire. Ainsi, l'effet varie en fonction de l'arme utilisée. Si cela permet de très nombreuses combinaisons, le système des DSS était au final plus agréable à utiliser car il faut désormais faire une manipulation pour désactiver la magie si on veut simplement utiliser l'arme secondaire. Pas très ergonomique en plein combat! Par ailleurs, les sorts proposés sont essentiellement offensifs, ce qui est un peu dommage...
Le jeu reprend le système de gestion du personnage avec statistiques, points d'expérience et niveaux d'expérience. On retrouve également les objets pouvant être équipés mais ils sont beaucoup plus variés et surtout moins redondants que dans Circle of the Moon. On ne se retrouve plus avec 120 armures de cuir à la fin du jeu! Le système d'objets a donc été rationnalisé de façon positive par les développeurs. Il est désormais possible d'acheter des potions (soin, anti-poison, libération de malédiction...) et des objets à un marchand, qui se trouve dans plusieurs endroits éparpillés dans le jeu. Là encore, les potions sont un peu plus variées, et surtout beaucoup plus efficaces que dans l'opus précédent. Enfin, il y a les reliques, généralement gardées par des boss, qui permettent de nouvelles fonctionnalités, tant au niveau informatif (affichage des dégâts infligés) qu'au niveau des déplacements de Juste : on retrouve le double saut par exemple mais la possibilité de rebondir contre les murs disparaît au profit de la possibilité de réaliser des sauts gigantesques, mouvement qui hélas est à fois moins ergonomique et offre des possibilités moins riches...
Le chateau est très vaste... Tellement vaste qu'en fait vous apprendrez qu'il y en a deux! En fait le même chateau mais dans deux dimensions différentes... A peu près identiques au niveau de leur construction, ils diffèrent essentiellement par les décors et les ennemis rencontrés. Globalement, les niveaux sont assez bien construits, avec une grande variété dans les décors rencontrés. On regrette un peu de retrouver un certain nombre de "constructions-types" des salles qui donnent un sentiment de répétitivité. Néanmoins, le bestiaire varié compense un peu l'impression de déjà-vu qu'on a souvent dans bien des parties du chateau. Les boss sont également très nombreux, mais généralement décevants par leur manque de combativité. La plupart sont assez faciles à vaincre, notamment avec l'emploi de la magie pour peu qu'on dispose du grimoire et de l'arme secondaire adéquats. Je les ai trouvé souvent moins impressionnants que ceux de Circle of the Moon.
Techniquement, Konami a tenu compte des critiques sur
la sombreté des décors de Circle of the Moon.
Plus colorés, ils sont aussi plus lisibles et surtout beaucoup plus beaux.
Certains décors sont en effet d'une richesse assez étonnante,
avec des arrière-plans extrêmement détaillés le tout
avec un scrolling parallaxe très fluide. De façon assez étrange,
Juste est constamment entouré d'une espèce d'aura bleue, sans
doute dans un souci de lisibilité. Le jeu est rapide, le héros
pouvant se déplacer plus vite en se projetant vers l'avant ou l'arrière
grâce aux touches des tranches, et les mouvements des sprites sont plutôt
bien décomposés. Si les bruitages sont réussis, avec des
bruitages efficaces et quelques voix digitalisées, on n'en dira pas de
même pour les musiques... Honnêtement, l'ambiance musicale
de Harmony of Dissonance est la plus mauvaise depuis les versions Gameboy
(d'où le titre?
) et pour
cause, le jeu exploite le chip sonore hérité de la Gameboy! Peut-être
une nécessité technique... D'une piètre qualité,
elles ne sont pas non plus très mélodieuses... Les commandes répondent
sans gros problème et l'on apprécie de pouvoir contrôler
le personnage pendant un saut. Dommage que le système de magie soit si
peu ergonomique : si une combinaison de touche permet de changer le grimoire
en cours d'utilisation, cela reste peu pratique dans le feu de l'action et on
se résoud rapidement à entrer dans l'écran d'inventaire
ce qui coupe un peu le fun. Un peu à la manière de Symphony
of the Night, le jeu est très facile. On l'a dit,
les boss ne sont guère coriaces et par ailleurs, les potions sont peut
être un peu trop accessibles, que ce soit à l'achat ou en abattant
des monstres. Bref, on finit le jeu en 5 ou 6 heures. A noter cependant que
le jeu présente deux fins possibles : la seconde (la
véritable) et le combat final contre Dracula n'étant accessibles
que si vous avez trouvé toutes les reliques. Finir le jeu ouvre la possibilité
de recommencer avec Maxim ainsi qu'un nouveau mode, le Boss Rush, qui consiste
à affronter l'un après l'autre plusieurs boss.
Harmony of Dissonance confirme donc la voie adoptée par Konami sur Gameboy Advance: reprendre le concept de Symphony of the Night. Il le fait même un peu trop bien, tant au final il ressemble à son grand frère. C'est un jeu très efficace, très bien réalisé en dehors des musiques et qui sans aucun doute est supérieur à Circle of the Moon. Mais on aurait aimé un peu plus d'originalité, quand même...

On retrouve le hall d'entrée de Castlevania avec ses larges fenêtres aux rideaux rouges et ses zombies.

Les motifs du fond sont distordus grâce au Mode 7. Impressionnant mais visuellement fatigant. Heureusement, c'est court!

Vous aurez l'occasion de trouver des objets divers dans le chateau afin de décorer cette pièce : un miroir, une tête de cerf, des chandeliers...

Ce vitrail est franchement joli, non? Les nuages du fond sont zoomés et subissent des distortions : vive le Mode 7!

Encore un élément classique de Castlevania : les balanciers. Remarquez le fantôme bleu qui semble suivre Juste. Sa couleur varie en fonction de la cape portée.

Vous rencontrerez plusieurs armures animées géantes dans le jeu. Elles sont plus impressionnantes que dangereuses cependant.

Cet endroit est plongé dans l'obscurité. Les lunettes de vision nocturne permettront, comme c'est le cas ici, d'étendre un peu le champs de vision de Juste.

Les téléporteurs permettent de se déplacer d'une section à l'autre du château.

Le minotaure est un des boss que je trouve parmi les plus réussis visuellement. C'est aussi l'un des moins faciles.




